Hello, goodbye

Si les modes et tendances s'avèrent moins volatiles en design que dans d'autres secteurs, cela n'empêche pas d'observer certaines évolutions, tels la lente disparition de cordes, cannages et rotins, le passage de témoin des cuivres et laitons pleins de chaleur vers des métaux aux effets plus froids, et la recrudescence des surfaces r...

Si les modes et tendances s'avèrent moins volatiles en design que dans d'autres secteurs, cela n'empêche pas d'observer certaines évolutions, tels la lente disparition de cordes, cannages et rotins, le passage de témoin des cuivres et laitons pleins de chaleur vers des métaux aux effets plus froids, et la recrudescence des surfaces réfléchissantes. Au niveau des textiles, velours et pied-de-poule montrent une belle résistance, tandis que la star minérale du Salone fut une fois de plus le marbre, vu dans de nombreuses teintes souvent foncées, allant du bleu au noir comme chez Poliform, Molteni ou ClassiCon (en photo, la table Pli 2018 de Victoria Wilmotte).Il fallait s'y attendre, le recours régulier aux ambiances bleutées et aux reflets de métal glacés a contribué à donner une ambiance rétrofuturiste, observée chez Roche Bobois ou Natevo, mais aussi à travers les bulles éclatées de la collection Moon de Gervasoni (photo), dont le traitement évoque la surface de notre fidèle satellite.Après l'offensive Greenery des dernières années, le tournant vers le bleu amorcé récemment se confirme, d'où le recours très fréquent à une palette oscillant entre les deux, et une multitude de teintes et nuances qui s'étirent du turquin au turquoise. Démo avec la table L.A. Sunset de Patricia Urquiola pour Glas Italia (photo).Souvent absent, à part chez Moroso dont le concept M'Afrique est né en 2009, le continent africain a fait l'objet d'une attention particulière du SaloneSatellite, et l'on a remarqué des projets dont il fut la principale inspiration : les tapis de Walter Knoll, les accessoires de Waxman Brothers ou des luminaires d'Ines Bressand chez Mabeo (photo).