Ils ont en commun leurs initiales - " TH " -, mais aussi une âme philanthropique et une prédilection pour les silhouettes fraîches et clean. Il était écrit que le styliste américain Tommy Hilfiger et le footballeur Thierry Henry se croiseraient un jour. La rencontre amicale eut lieu fin de l'année dernière. Sans surprise, elle déboucha sur un... partage. Le talentueux joueur d'Arsenal accepta de devenir l'ambassadeur de la marque américaine. Quant au couturier chic et sportswear, il s'engagea à soutenir l'association " THe One 4 All Foundation " (1) que venait de mettre sur pied l'ancien champion du monde, avec pour objectif de lutter contre le racisme, en ciblant tout particulièrement les enfants défavorisés.
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Ils ont en commun leurs initiales - " TH " -, mais aussi une âme philanthropique et une prédilection pour les silhouettes fraîches et clean. Il était écrit que le styliste américain Tommy Hilfiger et le footballeur Thierry Henry se croiseraient un jour. La rencontre amicale eut lieu fin de l'année dernière. Sans surprise, elle déboucha sur un... partage. Le talentueux joueur d'Arsenal accepta de devenir l'ambassadeur de la marque américaine. Quant au couturier chic et sportswear, il s'engagea à soutenir l'association " THe One 4 All Foundation " (1) que venait de mettre sur pied l'ancien champion du monde, avec pour objectif de lutter contre le racisme, en ciblant tout particulièrement les enfants défavorisés. Tommy n'entendait pas se contenter de mots. Il a proposé de créer spécialement pour l'occasion une minicollection et de reverser les bénéfices de la vente à la fondation de la star du ballon rond. Qui d'autre que Thierry Henry en personne pouvait mieux incarner l'esprit de cette série limitée ? C'est donc le " Frenchie " que l'on retrouve devant l'objectif d'une autre légende, de la photographie celle-là : l'Anglais David Bailey. Si son secteur de jeu privilégié, ce sont les rock stars (Rolling Stones, Beatles, Bob Dylan, etc.), il est tout aussi à l'aise sur le terrain de la mode, lui qui compte à son actif des dizaines de reportages pour les plus grands magazines. C'est ce shooting très privé que Weekend vous dévoile en exclusivité. Des images d'autant plus rares qu'elles ne sont pas destinées à être diffusées à grande échelle. Pour le coup, nous en avons profité également pour poser quelques questions au George Clooney du foot. Thierry Henry nous parle de sa vie, de son " £uvre " aussi. Beau joueur. Dans tous les sens du terme... Weekend Le Vif/L'Express : Comment définiriez-vous votre style vestimentaire ? Thierry Henry : J'ai toujours été attiré par la mode. Je dirais que mon style est classique, mais avec une touche de modernité. Vos initiales " TH " vous prédestinaient-elles à travailler un jour avec un autre célèbre " TH " ? C'est une coïncidence incroyable, mais ça marche parfaitement. Comment avez-vous choisi le nom " THe One 4 All Foundation " ? C'est une allusion au numéro que je porte sur mon maillot de footballeur. D'où vous vient cette fibre humaniste ? J'ai toujours voulu rendre à la communauté ce qu'elle m'a donné. Mon talent de footballeur m'a permis d'avoir une vie fantastique et je voudrais partager ce sentiment avec un maximum de gens. Que faudrait-il faire, selon vous, pour résoudre le problème du racisme dans les stades ? Le racisme, que ce soit sur le terrain ou en dehors, est affreux. La chose la plus importante à faire pour l'éradiquer est d'expliquer aux gens les effets qu'il a sur la vie des victimes. Ma fondation a été créée pour tenter de venir à bout de ce fléau en éduquant la population. La politique, ça vous tente ? Je suis très intéressé par la politique, mais en ce moment, je souhaite me concentrer sur ma carrière sportive. Si c'était à refaire, vous changeriez quelque chose dans votre parcours ? Non, je ne pense pas. Je ne regarde jamais derrière moi. Je vais toujours de l'avant... Qu'est-ce qui vous a séduit chez Tommy Hilfiger ? J'aime beaucoup le style des vêtements de Tommy Hilfiger, ce mélange de lignes classiques américaines et d'audace maîtrisée. Cette combinaison remet au goût du jour les basiques indémodables de la garde-robe. Sur le plan humain, Tommy Hilfiger a une fibre philanthropique exceptionnelle. Il va d'ailleurs soutenir ma fondation. En dessinant notamment une collection produite en série limitée qui ne sera vendue que dans certains points de vente. La majeure partie des bénéfices de la vente de cette ligne sera reversée à " THe One 4 All Foundation ". Comment s'est déroulé le shooting avec David Bailey ? C'était un honneur de poser pour un homme si talentueux qui arrive à obtenir le meilleur de celui qui se trouve devant son objectif. Les images qu'il a prises sont magnifiques et je suis très fier d'avoir travaillé avec ce photographe mondialement connu. Aimez-vous voir votre photo dans les magazines ? Cela me fait toujours bizarre de voir mon visage dans un magazine ou un quotidien. Mais avec les années, je commence à m'y faire. Nous les footballeurs, avons des conférences de presse quasiment après chaque match, ce qui signifie qu'on retrouvera fréquemment sa photo dans les journaux le lendemain... Cela dit, je dois admettre que j'étais assez excité de voir mon visage s'étaler sur des posters géants un peu partout en Europe pour la campagne printemps-été 2007 de Tommy Hilfiger. Vous trouvez-vous plus séduisant en costume ou en short ? Ce n'est pas à moi à répondre ! Vous considérez-vous comme une " fashion victim " ? Pas vraiment. Même si j'apprécie la mode et que je fais toujours attention à ce que je porte quand je sors. Si vous pouviez changer quelque chose dans votre physique, ce serait... Comme je l'ai dit, je ne regarde jamais en arrière. On doit faire avec ce qu'on a, un point c'est tout ! Combien de paires de chaussures avez-vous ? Beaucoup ! Je pense que j'ai plus de baskets Reebok que de vêtements... Comment occupez-vous votre temps libre ? J'essaie de passer un maximum de temps avec ma famille. Mon emploi du temps me laisse peu de liberté. Chaque seconde que je peux grappiller, je la consacre à mes proches et à mes amis. Quels sont les groupes qui tournent en boucle sur votre iPod ? J'écoute un peu de tout mais j'ai un faible pour le zouk, la musique des Antilles. Elle me rappelle mes racines. La France ne vous manque pas ? Si, bien sûr. J'ai grandi dans ce pays et j'y retourne régulièrement pour voir mes amis et ma famille. Qu'est-ce qui vous plaît le plus en Grande-Bretagne ? La diversité culturelle de Londres. Avec votre palmarès, de quoi peut-on encore rêver ? On doit toujours avoir des rêves. Je n'ai pas le temps de m'endormir sur mes lauriers. Et puis je n'ai pas encore remporté tous les trophées qu'on peut gagner dans le football... Vous pensez déjà à la retraite ? Pas du tout. Ma carrière marche très bien en ce moment et je ne prévois pas de changement dans un avenir proche. Déjà une idée de ce que vous ferez après ? J'aimerais rester dans le giron du football. Mais je ne sais pas encore si c'est comme entraîneur, comme manager ou à une autre fonction. Votre dernière folie ? Je ne suis pas quelqu'un de très fou, mais j'aime quand même bien faire une bonne blague de temps en temps à mes camarades d'Arsenal. Quel objet emporterez-vous dans votre tombe ? Et quel souvenir ? Comme footballeur, le souvenir d'avoir remporté la Coupe du monde dans ma ville. Comme homme, sans aucun doute, la naissance de ma fille. Votre devise ? Rien n'est impossible si on s'engage à fond et que l'on fait preuve de volonté. Le sujet dont vous ne voulez absolument pas parler ? Tout ce qui touche à ma vie privée. Je tiens vraiment à préserver ma famille. Un petit scoop, juste pour Weekend... La collection Tommy Hilfiger dont je vous parlais sera disponible dans les boutiques en Belgique à partir du 15 août prochain. Tous les bénéfices de cette édition limitée seront reversés à ma fondation. (1) Internet : www.theone4allfoundation.com Propos recueillis par Laurent Raphaël