Tous fous de food

05/12/18 à 21:00 - Mise à jour à 03/12/18 à 10:38
Du Le Vif Weekend du 06/12/18

Un Belge sur deux se sent mal dans son travail. A tel point que le plan de carrière est en voie de disparition. Parmi ceux qui osent se réinventer, beaucoup choisissent des métiers de bouche... et ce ne serait pas vraiment un hasard. Décryptage.

Manque de reconnaissance, tâches répétitives, trajets stressants... Pour un Belge sur deux, le boulot est régulièrement source de désagrément ; pour un sur dix, il est carrément à l'origine d'un mal-être quotidien. Et, selon une enquête de l'agence Agilitas, c'est pire chez les moins de 34 ans, souvent décrits comme une génération d'éternels insatisfaits. Le bureau d'aide à la recherche d'emploi Spherion a relevé, lui, que 87 % des travailleurs en général citaient l'inadéquation job-vie perso comme source de déception. Au point qu'un quart des Belges actifs ressentirait une appréhension le dimanche soir à l'idée d'aller bosser le lendemain. " Les 18-35 ans, comme tous les jeunes avant eux, ont besoin d'idéaux. Ils se mettent une pression très forte quant au fait de réussir. Ce qui les régit ? Le besoin de sens. Le métier est clairement devenu un outil d'épanouissement, toutes générations confondues. La reconversion traduit cette volonté d'être acteur et non spectateur de sa carrière ", constate François De Smet, philosophe, essayiste et directeur de Myria, le Centre fédéral Migration. " Aujourd'hui, on ne fait plus corps avec son travail, comme nos aïeux. On veut vivre plusieurs vies dans une seule et faire quelque chose de concret de cette liberté de choix ", ajoute l'observateur.
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