Est-ce que les frères Dardenne ont vu votre court-métrage Le zombie au vélo, dont le titre est inspiré de leur Gamin au vélo ?

Pas encore. Ils savent que le film existe, mais j'ai envie d'être avec eux quand ils le découvriront. Parce que pour moi, c'est un hommage. Je suis hyper admiratif de leur cinéma, leurs plans-séquences et les rapports amour/haine qui habitent leurs films. Le zombie au vélo, c'est l'histoire d'un être qui cherche sa place dans la société... Il y a un peu plus d'humour que chez les Dardenne, mais ça part d'u...

Pas encore. Ils savent que le film existe, mais j'ai envie d'être avec eux quand ils le découvriront. Parce que pour moi, c'est un hommage. Je suis hyper admiratif de leur cinéma, leurs plans-séquences et les rapports amour/haine qui habitent leurs films. Le zombie au vélo, c'est l'histoire d'un être qui cherche sa place dans la société... Il y a un peu plus d'humour que chez les Dardenne, mais ça part d'une même réflexion humaniste. Non, ça me donne juste envie d'en faire d'autres. Et je travaille d'ailleurs sur l'écriture d'un long-métrage. Par contre, je trouve que les frères Dardenne, eux, devraient aller à Hollywood. Je les verrais bien réaliser un épisode de Star Wars, avec les soldats de l'Etoile noire qui se mettent en grève parce que Dark Vador est un boss tyrannique... Non ? Je pense qu'il y a toujours ce côté " Y a des choses qui me révoltent, mais autant les dénoncer par le rire ". Je suis plus " poil à gratter " dans les Pigeons, mais dans les deux cas, je suis là pour tacler les sujets qui peuvent fâcher, tout en sachant que je ne vais jamais changer le monde. Les jeux de mots " pourris ", j'insiste ! Mon père adore jouer à ça. Et ça veut tout dire : c'est mon côté ringard, que j'assume. Francis Blanche disait que ce qu'il aimait avec ce genre d'humour, c'est le silence embarrassé qui suit. Comme lui, je trouve ça magnifique... Comme presque tout le monde, je ne lis pas Charlie Hebdo. Donc, sans hésiter, Le petit journal. Le nombre d'informations qu'ils arrivent à faire passer en étant drôles... C'est très fort. C'est vache, j'adore les deux. Jean Yanne, c'est la subversion et le verbe. Pierre Richard, c'est la poésie pure, un héritier de Chaplin, un de seuls acteurs français qui jouent avec son corps. Je l'ai croisé aux derniers Magritte : c'est un grand bonhomme. Un jour sans fin et Ghostbusters ! Leur point commun : Bill Murray, qui est dans l'ironie permanente et qui traverse le temps en restant lui-même. Il n'a jamais eu d'Oscar et c'est injuste. PAR NICOLAS BALMET" C'est mon côté ringard. "