Fin 2016 déjà, booking.com, le leader mondial des réservations d'hébergement en ligne, affirmait que la moitié des voyageurs d'affaires avaient prolongé leur séjour à titre personnel pour mieux découvrir la destination. En outre, les trois quarts des businessmans déclaraient avoir l'intention de faire de même lors d'un...

Fin 2016 déjà, booking.com, le leader mondial des réservations d'hébergement en ligne, affirmait que la moitié des voyageurs d'affaires avaient prolongé leur séjour à titre personnel pour mieux découvrir la destination. En outre, les trois quarts des businessmans déclaraient avoir l'intention de faire de même lors d'une prochaine escapade. Et la tendance n'a fait que se confirmer. Ainsi, un nouveau concept se dessine dans le monde du tourisme, que les Anglo-Saxons désignent par le mot-valise " bleisure ", contraction entre " business " et " leisure " (loisirs). Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises encouragent cette pratique, histoire de stimuler la motivation d'un personnel issu de la génération Y en quête d'un meilleur équilibre entre vies privée et professionnelle. Le tiers des internautes sondés par Booking reconnaissaient d'ailleurs préférer un job moins bien rémunéré à condition qu'il permette de voyager. Et dans bien des cas, l'employeur les autorise à être accompagnés par un proche ou leur conjoint. Autant dire que c'est tout un sous-secteur transversal qui se réjouit. Il recourt beaucoup aux nouvelles technologies et autres applis mobiles, qui facilitent la gestion combinée des deux dimensions du tourisme, sur le plan du confort comme sur celui de l'organisation. Un domaine d'autant plus lucratif et à haute valeur ajoutée que le business-trotter dépense en moyenne 1,5 à 2 fois plus que les autres. Une étude réalisée l'an dernier à Bruxelles évaluait entre 300 et 400 euros le portefeuille quotidien d'un touriste d'affaires de passage. Vous avez dit... jackpot ?