Il y a des détails qui font mouche, même dans le cénacle politique. Le 22 juin dernier, le Grec Alexis Tsipras apparaissait à la tribune du palais Zappeion, à Athènes, en costume bleu, chemise blanche... et cravate bordeaux. Un attirail plutôt classique mais qui, venant de lui, voulait dire beaucoup. Et pour cause, l'homme qui a amené la gauche radicale au pouvoir dans ce pays endetté jusqu'au cou s'était juré, en 2015, alors qu'il devenait Premier ministre, de ne revêtir cet accessoire que le jour où sa nation sortirait la tête de l'eau. Ovationné par les députés pour cette audace vestimentaire, il s'est néanmoins empressé de retirer le bout de tissu, quelques instants plus tard, soulignant que le peuple grec "avait gagné une bataille mais pas la guerre ".
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