Il est arrivé aux Etats-Unis à 13 ans, seul et sans papiers après avoir fui son village et traversé trois pays à pied. Trois décennies plus tard, le créateur hondurien Carlos Campos, connu pour sa sobre élégance et ses coupes masculines soignées, est devenu une valeur sûre de la Fashion Week new-yorkaise.

C'est à la lueur des flambeaux que Véronique Nichanian a présenté une collection à l'épreuve du temps qui témoigne une fois de plus de sa maîtrise absolue des matières nobles qui font depuis toujours la réputation d'exception de la maison.

L'absence de frontière nette entre l'adolescence et l'âge adulte influence plus que jamais le vestiaire masculin. Comme le démontre Kris Van Assche, il n'est jamais trop tôt pour enfiler un costume bien coupé. Ni trop tard pour oser une paire de sneakers ou une chemise à motif tatoué.

Pour son show d'adieu, le Britannique s'est laissé inspirer par des paysages sauvages spottés lors de ses nombreux voyages et traduits ici en imprimés. Ses amies Kate Moss et Naomi Campbell, invitées à fermer la marche de ce défilé signature, ont accompagné Kim Jones le temps d'un dernier tour de piste acclamé par tous les invités.

C'est dans décor digne d'un tournage de cinéma représentant les toits de Paris, la nuit, qu'Alexandre Mattiussi a présenté les premières silhouettes de sa ligne féminine. Un vestiaire copié-collé de celui des hommes, dans lequel les filles aimaient déjà puiser.

Pour sa troisième collection depuis son arrivée à la direction artistique de la maison, Lee Wood s'est laissé inspirer par l'architecture des Pays-Bas découverte au fil d'un voyage à vélo. En guise de fil rouge, on retrouve aussi la palette de couleurs primaires chère au maître néerlandais de l'abstraction.

Avec pas moins de 103 silhouettes et plus de 30 minutes de show ponctué par un mini concert du chanteur colombien Maluma, les créateurs siciliens ont cultivé l'art du superlatif jusque dans les moindres détails de leur collection.

A la tête depuis trois saisons de la griffe qui incarne le mieux l'élégance à l'italienne, Alessandro Sartori a ouvert le bal des défilés Homme Automne-Hiver 18-19. C'est dans un décor enneigé qu'il a présenté son vestiaire où se mêlent en douceur sportswear et tailoring.

Une soixantaine d'événements, défilés ou présentations, et 3.000 collections de vêtements ou d'accesoires sont au programme de la fashion week homme milanaise qui prend vendredi le relais de sa soeur londonienne et de son cousin, le Pitti Uomo, qui s'achève à Florence.

Si la mode italienne est habituellement associée à Milan, et à ses célèbres Fashion Weeks, c'est à Florence que le "Made in Italy" s'est d'abord fait un nom, et continue de rayonner grâce au Pitti Uomo, salon qui ouvre ses portes mardi.