La mode, c'est génétique chez vous...

Dès ma naissance, j'ai été plongée dedans, notamment grâce à mon père qui travaillait dans une entreprise de mode internationale très réputée. Mes premières fashion victimes en tant que créatrice furent ma soeur, mes neveux et même mon chien, qui devaient défiler sur un podium partant d'une tente tipi que j'avais montée dans notre jardin. Je n'imaginais pas faire autre chose. Et c'est toujours le cas. Comme dans tous types d'entreprises, la créativité et les personnalités sont les clés du succès, mais la dynamique du secteur évolue sans cesse: chaque saison, je dois faire mieux et me réinventer.

Pourquoi avoir appelé votre deuxième label de votre nom?

Je ne voulais pas d'une enseigne avec un joli nom mais sans visage. Ce que je souhaitais, c'était une identité car je ne suis pas n'importe qui. Je dessine des vêtements pour des personnes qui ont des particularités uniques, comme moi.

Où puisez-vous vos inspirations?

En regardant les gens! La mode, c'est observer ceux qui nous entourent et les vêtements sont les conteurs d'aventures. En découvrant comment les personnes réagissent aux couleurs et au design, on peut ainsi créer sa propre histoire.

Et plus spécifiquement pour cet automne-hiver?

Je me suis inspirée du fauvisme et en particulier de Matisse, le peintre fauviste le plus connu et l'un de mes préférés de tous les temps. J'ai réinterprété le mouvement artistique du XXe siècle dans des silhouettes colorblock et laisse les couleurs unies et les contrastes s'exprimer librement. Les imprimés sont également un clin d'oeil à Matisse.

Quelle est votre silhouette préférée?

Mon look favori est le pantalon en velours jaune sous une chemise bleu clair et un gros pull vert. L'hiver est la saison des superpositions par excellence et toutes ces couches permettent de s'amuser encore plus avec les différentes couleurs. Le résultat est dynamique et rafraîchissant.

N.D.

© SDP