Avec les mots-dièses #trumpisajoke (Trump est une farce) et #homophobia, le créateur star a posté sur son compte Instagram la couverture de High Energy, tube des années 1980 et hymne de la communauté LGBT, interprété par Evelyn Thomas.

"Contre toute action politique. Je suis un créateur de mode refusant cette association", a-t-il écrit. Interrogé par l'AFP jeudi, la direction de Louis Vuitton s'est refusée à tout commentaire.

Tous les commentaires sous le post Instagram de Nicolas Ghesquières ont été supprimés dont celui du mannequin transgenre Teddy Quinlivan qui avait à plusieurs reprises travaillé avec Louis Vuitton et qui a remercié Nicolas Ghesquière d'être "du bon côté de l'histoire".

Vanessa Friedmann, responsable du département mode du New York Times, a pour sa part souligné que d'autres créateurs de Louis Vuitton et figures du milieu de la mode ont applaudi le post de Nicolas Ghesquière.

L'association américaine qui mène la campagne #grabyourwallet sur les réseaux sociaux appelant à boycotter les sociétés liées à Donald Trump a mis sur sa liste le groupe LVMH suite à la cérémonie avec le président américain.

Aux côtés du patron du holding LVMH Bernard Arnault, Donald Trump a inauguré le 18 octobre le nouvel atelier Louis Vuitton à Alvarado saluant un investissement "de 50 millions" de dollars du groupe français. L'homme d'affaire, deuxième fortune mondiale, et le président américain, milliardaire venu de l'immobilier, se connaissent depuis de nombreuses années.

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Louis Vuitton, fleuron du géant LVMH et première marque mondiale de luxe, compte déjà deux ateliers de maroquinerie sur le sol américain, en Californie. Leur production de sacs et d'articles de cuir est réservée au marché américain.

Le groupe de luxe réalise un quart de ses ventes aux Etats-Unis.