En deux ans, vous avez mis une liste impressionnante de créateurs sur votre CV. Pourtant, vous n'aviez pas l'intention de devenir mannequin...
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En deux ans, vous avez mis une liste impressionnante de créateurs sur votre CV. Pourtant, vous n'aviez pas l'intention de devenir mannequin... Je n'ai jamais eu l'ambition de défiler. Après ma rhéto, j'envisageais de faire une septième année dans une filière scientifique pour entamer des études en astronomie ou en biochimie. J'ai opéré un changement de cap radical. J'ai été repérée, la première fois, dans une soirée hardcore. J'avais encore des dreadlocks et les cheveux bleus, c'était sans doute un peu too much. J'ai fait mes débuts pour Loewe en septembre 2018 et ensuite, la même saison, j'ai défilé pour Christopher Kane et Alexander McQueen. Après, tout s'est enchaîné très vite. Vogue, notamment, a vanté votre look edgy, piercings et écarteur compris. Est-ce votre marque de fabrique ? C'est vrai qu'on ne voit pas beaucoup de mannequins avec des piercings. Tout au plus un petit dans le nez, mais jamais deux en plein visage. C'est un atout car de cette façon, je ne suis pas concurrencée par les autres filles. Souvent, lorsqu'une marque a besoin d'un mannequin avec des piercings, elle s'adresse logiquement à moi. On me demande régulièrement de les retirer, mais j'ai toujours refusé. Il semblerait que le make-up artist de Dries Van Noten se soit inspiré de votre look pour le show de l'été 2019-2020... C'est exact. De petits diamants ont été collés sur le visage de tous les mannequins, à peu près aux endroits où se situent mes piercings. Chez Acne aussi, ils ont déjà imité mon labret et mon piercing nasal. C'est amusant de voir que ma détermination finit par inspirer. (rires).