Elue samedi au Puy-du-Fou en Vendée, dans l'ouest de la France, sans public en raison de la crise sanitaire, Amandine Petit, une étudiante de 23 ans jusqu'ici Miss Normandie, a devancé April Benayoum, qui portait l'écharpe de Miss Provence, devenue première dauphine.

Mais cette élection a été gâchée par les nombreux commentaires antisémites postés sur les réseaux sociaux après qu'April Benayoum a déclaré que son père était d'origine israélienne. Des réactions hostiles qui ont suscité l'indignation de nombreuses personnalités politiques.

"Je ne vois qu'une jeune femme française participant à un concours qui en fait rêver tant d'autres. Je ne vois que cela", a tweeté le ministre français de la Justice, Eric Dupond-Moretti. "Que ceux qui y voient l'opportunité de déverser leur haine antisémite sachent que la justice leur fera ouvrir grand les yeux", a-t-il ajouté.

April Benayoum, Belga
April Benayoum © Belga

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est dit "profondément choqué" et a affirmé que "les services de police et de gendarmerie" étaient "mobilisés", tandis que la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a dit qu'elle adressait au procureur un signalement sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler une infraction dont elle a connaissance.

Renaud Muselier, le président Les Républicains (droite) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, où réside April Benayoum, a déploré pour sa part une "abomination", soulignant que la jeune femme est "française, d'origine italienne et israélienne, provençale, du sud" et "représente parfaitement notre région et notre pays".

"Je trouve ça triste qu'on en soit encore là en 2020, il faut se mobiliser pour que cela s'arrête. Je n'ai pas cherché à provoquer qui que ce soit, la France est un pays cosmopolite, les Miss viennent d'origines différentes, de cultures différentes, de régions différentes et c'est ce qui est beau dans cette compétition", a réagi April Benayoum auprès du quotidien régional La Provence (sud-est de la France).

Interrogée dimanche sur une chaîne de télévision, la nouvelle Miss France a jugé "extrêmement décevants" ces "propos déplacés" à l'encontre de sa dauphine à laquelle elle a apporté son "soutien".

La chaîne de télévision TF1, la société de production Endemol et les organisateurs de cette 91e cérémonie ont eux aussi condamné "fermement les propos haineux et antisémites proférés" sur les réseaux sociaux.

Parmi les plus anciens au monde, le premier concours de beauté français a été créé en 1920 mais ce n'est qu'en 1928 que le concours a été baptisé "Miss France".

Elue samedi au Puy-du-Fou en Vendée, dans l'ouest de la France, sans public en raison de la crise sanitaire, Amandine Petit, une étudiante de 23 ans jusqu'ici Miss Normandie, a devancé April Benayoum, qui portait l'écharpe de Miss Provence, devenue première dauphine. Mais cette élection a été gâchée par les nombreux commentaires antisémites postés sur les réseaux sociaux après qu'April Benayoum a déclaré que son père était d'origine israélienne. Des réactions hostiles qui ont suscité l'indignation de nombreuses personnalités politiques. "Je ne vois qu'une jeune femme française participant à un concours qui en fait rêver tant d'autres. Je ne vois que cela", a tweeté le ministre français de la Justice, Eric Dupond-Moretti. "Que ceux qui y voient l'opportunité de déverser leur haine antisémite sachent que la justice leur fera ouvrir grand les yeux", a-t-il ajouté.Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est dit "profondément choqué" et a affirmé que "les services de police et de gendarmerie" étaient "mobilisés", tandis que la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a dit qu'elle adressait au procureur un signalement sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler une infraction dont elle a connaissance. Renaud Muselier, le président Les Républicains (droite) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, où réside April Benayoum, a déploré pour sa part une "abomination", soulignant que la jeune femme est "française, d'origine italienne et israélienne, provençale, du sud" et "représente parfaitement notre région et notre pays"."Je trouve ça triste qu'on en soit encore là en 2020, il faut se mobiliser pour que cela s'arrête. Je n'ai pas cherché à provoquer qui que ce soit, la France est un pays cosmopolite, les Miss viennent d'origines différentes, de cultures différentes, de régions différentes et c'est ce qui est beau dans cette compétition", a réagi April Benayoum auprès du quotidien régional La Provence (sud-est de la France).Interrogée dimanche sur une chaîne de télévision, la nouvelle Miss France a jugé "extrêmement décevants" ces "propos déplacés" à l'encontre de sa dauphine à laquelle elle a apporté son "soutien".La chaîne de télévision TF1, la société de production Endemol et les organisateurs de cette 91e cérémonie ont eux aussi condamné "fermement les propos haineux et antisémites proférés" sur les réseaux sociaux.Parmi les plus anciens au monde, le premier concours de beauté français a été créé en 1920 mais ce n'est qu'en 1928 que le concours a été baptisé "Miss France".