Du haut de son mètre quatre-vingt sept, Matthias Schoenaerts est habitué à jouer les durs. De Bullhead, le film qui l'a révélé au grand public en 2011, à Nevada (2019), en passant par Frères ennemis (2018) et Blood ties (2013), le Belge maitrise le registre.

Avec sa carrure de boxeur, ses cheveux gominés et ses yeux bleus azur, il postulait légitimement pour le rôle de Peter, dans le deuxième film du réalisateur français Jérémie Guez, "Sons of Philadelphia", un polar noir, adapté du roman "Un amour fraternel" de Peter Dexter.

Matthias Schoenaerts, Getty
Matthias Schoenaerts © Getty

Lorsqu'on lui demande pourquoi il a choisi le Belge, le jeune réalisateur avoue: "je ne l'ai jamais dit devant lui mais c'est parce qu'il a des yeux d'enfants avec un corps de mâle alpha". L'acteur parfait pour incarner "l'histoire d'un homme dont la vie est restée bloquée à un trauma enfant", décrit-t-il à l'AFP.

Getty
© Getty

Peter, un malfrat taciturne, mêlé par le sang à la mafia irlandaise, est le personnage principal du film, basé sur la vie de ce "mort vivant" marqué par un drame familial dans l'enfance qui continue de le hanter à l'âge adulte. Dans la froideur de Philadelphie, son refuge c'est la boxe, comme Ali dans "De rouille et d'os" de Jacques Audiard, rôle pour lequel Matthias Schoenaerts a reçu le César du meilleur espoir masculin en 2012 aux côtés de Marion Cotillard.

Peter a "une nature taiseuse" mais il a "une vie intérieure riche et troublée. C'est un archétype que j'aime bien rechercher" explique Matthias Schoeanerts à l'AFP, en reconnaissant des "similitudes" entre les deux rôles.

Depuis "De rouille et d'os" son jeu physique et sa sincérité font l'unanimité, même s'il n'apprécie guère le terme. "Jeu physique... c'est quoi, un jeu non-physique, ça veut dire qu'on est invisible ?" demande-t-il d'un ton sarcastique.

- Zénith -

L'acteur belge, qui vient de tourner pour la deuxième fois dans un film de Terrence Malick (son prochain, sur la vie de Jésus) se dit "heureux" que "sa façon de jouer, de faire des choix de façon intuitive et honnête" plaise. "Je ne suis pas carriériste, vraiment je bouge en intuition... et apparemment ça marche!" explique celui qui partage sa vie entre l'Europe et les Etats-Unis, au gré des tournages.

Matthias Schoenaerts dans Maryland d'Alice Winocour, ISOPIX/IFC Films/courtesy Everett Collection
Matthias Schoenaerts dans Maryland d'Alice Winocour © ISOPIX/IFC Films/courtesy Everett Collection

Parfaitement trilingue en anglais, français et néerlandais, Matthias Schoenaerts se définit comme "un être curieux". "Je vois la vie vraiment comme un château avec plein de chambres et je veux juste faire en sorte qu'à la fin de ma vie j'ai ouvert le plus grand nombre de chambres", lance-t-il.

Quand il n'est pas occupé à jouer les mafieux, braqueurs ou autres prisonniers en réinsertion, Matthias Schoenaerts, se consacre à son autre passion, le graff, sous le nom de Zenith.

Ses oeuvres ornent les murs craquelés de sa ville d'origine, Anvers, et sont fièrement partagées sur son compte Instagram. Un autre moyen pour lui de "développer sa créativité artistique." et "d'exprimer sa passion."

Tout comme sa carrière d'acteur, Zenith a exporté ses graffiti, toujours composés de fissures et de crevasses, aux États-Unis - l'une de ses oeuvres décorant l'un des murs d'un magasin abandonné de Los Angeles.

Il y a selon Matthias Schoenaerts "un aspect cinématographique dans la peinture". "La composition, le cadre, la lumière... tout est entremêlé si on a envie de le voir", juge-t-il.

"Avec le cinéma, la peinture, j'apprends en permanence, je suis en train de m'échauffer", estime-t-il. "En fait je suis un réalisateur mais vous ne le savez pas encore...".

Du haut de son mètre quatre-vingt sept, Matthias Schoenaerts est habitué à jouer les durs. De Bullhead, le film qui l'a révélé au grand public en 2011, à Nevada (2019), en passant par Frères ennemis (2018) et Blood ties (2013), le Belge maitrise le registre. Avec sa carrure de boxeur, ses cheveux gominés et ses yeux bleus azur, il postulait légitimement pour le rôle de Peter, dans le deuxième film du réalisateur français Jérémie Guez, "Sons of Philadelphia", un polar noir, adapté du roman "Un amour fraternel" de Peter Dexter.Lorsqu'on lui demande pourquoi il a choisi le Belge, le jeune réalisateur avoue: "je ne l'ai jamais dit devant lui mais c'est parce qu'il a des yeux d'enfants avec un corps de mâle alpha". L'acteur parfait pour incarner "l'histoire d'un homme dont la vie est restée bloquée à un trauma enfant", décrit-t-il à l'AFP.Peter, un malfrat taciturne, mêlé par le sang à la mafia irlandaise, est le personnage principal du film, basé sur la vie de ce "mort vivant" marqué par un drame familial dans l'enfance qui continue de le hanter à l'âge adulte. Dans la froideur de Philadelphie, son refuge c'est la boxe, comme Ali dans "De rouille et d'os" de Jacques Audiard, rôle pour lequel Matthias Schoenaerts a reçu le César du meilleur espoir masculin en 2012 aux côtés de Marion Cotillard.Peter a "une nature taiseuse" mais il a "une vie intérieure riche et troublée. C'est un archétype que j'aime bien rechercher" explique Matthias Schoeanerts à l'AFP, en reconnaissant des "similitudes" entre les deux rôles.Depuis "De rouille et d'os" son jeu physique et sa sincérité font l'unanimité, même s'il n'apprécie guère le terme. "Jeu physique... c'est quoi, un jeu non-physique, ça veut dire qu'on est invisible ?" demande-t-il d'un ton sarcastique.L'acteur belge, qui vient de tourner pour la deuxième fois dans un film de Terrence Malick (son prochain, sur la vie de Jésus) se dit "heureux" que "sa façon de jouer, de faire des choix de façon intuitive et honnête" plaise. "Je ne suis pas carriériste, vraiment je bouge en intuition... et apparemment ça marche!" explique celui qui partage sa vie entre l'Europe et les Etats-Unis, au gré des tournages.Parfaitement trilingue en anglais, français et néerlandais, Matthias Schoenaerts se définit comme "un être curieux". "Je vois la vie vraiment comme un château avec plein de chambres et je veux juste faire en sorte qu'à la fin de ma vie j'ai ouvert le plus grand nombre de chambres", lance-t-il.Quand il n'est pas occupé à jouer les mafieux, braqueurs ou autres prisonniers en réinsertion, Matthias Schoenaerts, se consacre à son autre passion, le graff, sous le nom de Zenith.Ses oeuvres ornent les murs craquelés de sa ville d'origine, Anvers, et sont fièrement partagées sur son compte Instagram. Un autre moyen pour lui de "développer sa créativité artistique." et "d'exprimer sa passion."Tout comme sa carrière d'acteur, Zenith a exporté ses graffiti, toujours composés de fissures et de crevasses, aux États-Unis - l'une de ses oeuvres décorant l'un des murs d'un magasin abandonné de Los Angeles.Il y a selon Matthias Schoenaerts "un aspect cinématographique dans la peinture". "La composition, le cadre, la lumière... tout est entremêlé si on a envie de le voir", juge-t-il. "Avec le cinéma, la peinture, j'apprends en permanence, je suis en train de m'échauffer", estime-t-il. "En fait je suis un réalisateur mais vous ne le savez pas encore...".