Née en 1989 à Bruxelles, Chloé Streveler a grandi avec la passion de l'illustration. Petite déjà, elle noircit plusieurs carnets en s'adonnant à la création de courtes histoires. Ce qu'elle aime, c'est raconter : une page, un récit, et ainsi de suite. Quand on lui parle de ses nombreux cahiers de dessin, elle confesse : "Désolée à tous les arbres que j'ai assassinés, mais c'était mon passe-temps favori." Un rire pétillant accompagne cette anecdote, un rire qu'elle lâchera naturellement et souvent à la fin de ses phrases.

A l'âge de 14 ans, elle apprend l'existence du métier d'illustratrice. Elle en fait son objectif premier. Elle choisit l'option art plastique et investit son temps libre dans des cours du soir. Sa famille l'encourage à suivre ses envies :"Mes parents sont mes premiers soutiens. Ils m'ont toujours dit qu'à partir du moment où je me donnais les moyens d'y arriver, je pouvais tout faire."

Aux limites du réel

© DR

A la fin du secondaire, elle se lance dans les études supérieures, d'abord à l'Ecole supérieure des arts Saint-Luc à Bruxelles, avant de poursuivre son bachelier en illustration à Liège, au sein de l'Académie des beaux-arts. Un succès, puisqu'elle continue sa formation jusqu'au Master, en arts plastiques, visuels et de l'espace.

Diplômée en 2013, Chloé s'établit directement en tant qu'artiste freelance, à Liège, où elle décide de rester après avoir "adopté un Liégeois"! Des illustrations jeunesse, en passant par les fresques, portraits ou encore les faire-parts, l'inspiration de Chloé n'a aucune frontière créative.

Deux ans après son diplôme, elle s'investit dans l'organisation d'expositions auprès de nombreux artistes, en intégrant l'ASBL Artisalie - "Désormais avec mes projets personnels, je ne suis plus très active dans cette structure, mais j'y étais au démarrage."

Les projets de Chloé sont nombreux, et la jeune femme pense de plus en plus au dessin jeunesse. "Un livre pour enfants, pourquoi pas? J'y ai souvent songé..." avoue-t-elle. En observant son travail, on remarque le souci du détail qu'elle prend soin d'appliquer à chacune de ses oeuvres. Certaines de ses créations lui valent entre 10 à 20 heures de travail, et il n'y a qu'à voir la précision de ses boules de fleur ou celle du pelage des animaux qu'elle dessine pour comprendre.

Quand on lui demande ce qu'elle préfère coucher sur papier, difficile pour elle de répondre à la question: "En ce moment, j'adore dessiner l'étrange et je me passionne pour les monstres..." répond-elle toutefois. Créatures aux yeux multiples, femme géante ou encore renard au regard espiègle, l'artiste à l'âme d'enfant aime repousser les limites du réel. Pas étonnant quand on connaît sa passion pour les oeuvres de Tim Burton. Pour autant, les réalisations de Chloé dégagent une certaine douceur, loin du monde lugubre du réalisateur. Pas de noces funèbres pour Chloé, mais beaucoup de tendresse et d'affection. Ce qui l'inspire, c'est la vie de tous les jours. Et même si elle trouve ça "cliché", ses enfants font grandement partie de ce quotidien qui l'aide à créer.

Les accidents du dessin

Quand elle dessine sur un support en papier, Chloé utilise le plus souvent de l'aquarelle ou de l'écoline. Elle les aime parce que c'est libre, presque hasardeux. "J'apprécie les accidents créés par l'aquarelle. Et parfois, il suffit d'un seul trait qui vient finir le dessin, et tout prend sens." Mais le plus souvent, c'est sur tablette graphique que sa magie opère.

Le Vif Weekend 34/2021, Chloé Streveler
Le Vif Weekend 34/2021 © Chloé Streveler

Pour sa première expérience en tant que chroniqueuse, Chloé se sent fin prête à entrer dans l'aventure que lui a proposée Le Vif Weekend, croquer le lifestyle, chaque semaine dans la rubrique Le Coup d'oeil, en dernière page du magazine. Et ça fait bien longtemps qu'elle garde un oeil sur la revue: "A 15 ans, je piquais les magazines de mon père pour les découper et décorer ma chambre. Tout l'arrière de mon armoire était rempli d'articles et d'images du Vif Weekend, et me voilà maintenant chroniqueuse..."

Par Sirine El Ansari

Retrouvez Le Coup d'oeil de Chloé Streveler chaque semaine en dernière page du Vif Weekend.

Née en 1989 à Bruxelles, Chloé Streveler a grandi avec la passion de l'illustration. Petite déjà, elle noircit plusieurs carnets en s'adonnant à la création de courtes histoires. Ce qu'elle aime, c'est raconter : une page, un récit, et ainsi de suite. Quand on lui parle de ses nombreux cahiers de dessin, elle confesse : "Désolée à tous les arbres que j'ai assassinés, mais c'était mon passe-temps favori." Un rire pétillant accompagne cette anecdote, un rire qu'elle lâchera naturellement et souvent à la fin de ses phrases.A l'âge de 14 ans, elle apprend l'existence du métier d'illustratrice. Elle en fait son objectif premier. Elle choisit l'option art plastique et investit son temps libre dans des cours du soir. Sa famille l'encourage à suivre ses envies :"Mes parents sont mes premiers soutiens. Ils m'ont toujours dit qu'à partir du moment où je me donnais les moyens d'y arriver, je pouvais tout faire."A la fin du secondaire, elle se lance dans les études supérieures, d'abord à l'Ecole supérieure des arts Saint-Luc à Bruxelles, avant de poursuivre son bachelier en illustration à Liège, au sein de l'Académie des beaux-arts. Un succès, puisqu'elle continue sa formation jusqu'au Master, en arts plastiques, visuels et de l'espace.Diplômée en 2013, Chloé s'établit directement en tant qu'artiste freelance, à Liège, où elle décide de rester après avoir "adopté un Liégeois"! Des illustrations jeunesse, en passant par les fresques, portraits ou encore les faire-parts, l'inspiration de Chloé n'a aucune frontière créative. Deux ans après son diplôme, elle s'investit dans l'organisation d'expositions auprès de nombreux artistes, en intégrant l'ASBL Artisalie - "Désormais avec mes projets personnels, je ne suis plus très active dans cette structure, mais j'y étais au démarrage." Les projets de Chloé sont nombreux, et la jeune femme pense de plus en plus au dessin jeunesse. "Un livre pour enfants, pourquoi pas? J'y ai souvent songé..." avoue-t-elle. En observant son travail, on remarque le souci du détail qu'elle prend soin d'appliquer à chacune de ses oeuvres. Certaines de ses créations lui valent entre 10 à 20 heures de travail, et il n'y a qu'à voir la précision de ses boules de fleur ou celle du pelage des animaux qu'elle dessine pour comprendre. Quand on lui demande ce qu'elle préfère coucher sur papier, difficile pour elle de répondre à la question: "En ce moment, j'adore dessiner l'étrange et je me passionne pour les monstres..." répond-elle toutefois. Créatures aux yeux multiples, femme géante ou encore renard au regard espiègle, l'artiste à l'âme d'enfant aime repousser les limites du réel. Pas étonnant quand on connaît sa passion pour les oeuvres de Tim Burton. Pour autant, les réalisations de Chloé dégagent une certaine douceur, loin du monde lugubre du réalisateur. Pas de noces funèbres pour Chloé, mais beaucoup de tendresse et d'affection. Ce qui l'inspire, c'est la vie de tous les jours. Et même si elle trouve ça "cliché", ses enfants font grandement partie de ce quotidien qui l'aide à créer. Quand elle dessine sur un support en papier, Chloé utilise le plus souvent de l'aquarelle ou de l'écoline. Elle les aime parce que c'est libre, presque hasardeux. "J'apprécie les accidents créés par l'aquarelle. Et parfois, il suffit d'un seul trait qui vient finir le dessin, et tout prend sens." Mais le plus souvent, c'est sur tablette graphique que sa magie opère. Pour sa première expérience en tant que chroniqueuse, Chloé se sent fin prête à entrer dans l'aventure que lui a proposée Le Vif Weekend, croquer le lifestyle, chaque semaine dans la rubrique Le Coup d'oeil, en dernière page du magazine. Et ça fait bien longtemps qu'elle garde un oeil sur la revue: "A 15 ans, je piquais les magazines de mon père pour les découper et décorer ma chambre. Tout l'arrière de mon armoire était rempli d'articles et d'images du Vif Weekend, et me voilà maintenant chroniqueuse..."Par Sirine El Ansari