Tout sur fashion week

Qualité et savoir-faire, élégance sartoriale sophistiquée. Voici cinq idées fortes sur les tendances de l'automne-hiver 2020 qui ont émergé de la Fashion Week de Milan, perturbée à la fin par l'épidémie du nouveau coronavirus.

La fashion week parisienne a vraiment bien commencé. Placée aujourd'hui sous le signe des femmes, avec Marine Serre et son premier défilé si juste, avec Maria Grazia Chiuri pour Dior et ses slogans recyclés, avec Anthony Vaccarello pour Saint Laurent et ses filles qui font de l'ombre à la Tour Eiffel.

Rêves et pastels chez Roksanda, cuir et paillettes chez David Koma, transparence et dentelles chez Christopher Kane: les piliers de la nouvelle garde londonienne ont défendu leur territoire lundi pour l'avant-dernière journée de la Fashion Week britannique.

Les jours se suivent et ne se ressemblent guère tout au long de cette fashion week parisienne. Où l'on comprend que la mode, c'est tout et son contraire.

Après seize ans d'absence, le créateur turco-britannique Hussein Chalayan a fait son grand retour samedi sur les podiums londoniens en envoûtant la Fashion Week avec des créations inspirées de la culture folk grecque au milieu d'une explosion de paillettes.

Elles rythmaient déjà notre vie de tous les jours, il sera désormais possible de s'en revêtir: dimanche à la Fashion Week de Londres, le jeune styliste britannique Jonathan Anderson a transformé les applications mobiles en audacieuses broderies colorées.

Tout change et rien ne change. La mode cherche son équilibre entre confidentialité pur luxe et buzz médiatique. Le moyen d'y arriver ? Des shows savamment pensés avec front row, intimité, mélange des genres et cadrages parfaits pour écrans 3 pouces.

Défiler, c'est forcément afficher ses prises de position. Chloé part en voyage, façon routarde motarde, Manish Arora fait défiler ses amies, Rick Owens poétise le monde et Vêtements encense le grand mélange des genres.

Toutes les premières fois sont toujours excitantes. Quand Anthony Vaccarello laisse libre cours à un certain romantisme fleuri, quand Jacquemus ose encore la fraîcheur naïve, quand Koché cite Godard et Anaïs Nin, quand Glenn Martens et son Y/Project Femme débutent sur le catwalk, sûr que tout cela est excitant.