Tout sur fourrure

Avec des élevages contaminés et des millions d'animaux abattus, le marché de la fourrure est lui aussi touché par la crise du coronavirus. Tour d'horizon de ce secteur, dont l'Europe est un acteur important, après la décision du Danemark d'abattre ses millions de visons d'élevage.

Affronter l'hiver avec de la maille et de la fourrure, câlinant quelques pièces intemporelles empruntées au vestiaire masculin. Les deux font joliment la paire.

Face à un public toujours plus sensible au bien-être animal, les grands noms de la mode, de Gucci à Versace, sont de plus en plus nombreux à abandonner la vraie fourrure, au grand dam de la filière qui dénonce des "opérations marketing".

Les associations européenne et belge d'éleveurs d'animaux à fourrure ainsi que le promoteur d'un projet d'élevage de visons à Virton ont été déboutés jeudi par la Cour constitutionnelle d'un recours qu'ils avaient introduit contre le décret wallon de 2015 interdisant la détention d'animaux à des fins exclusives ou principales de production de fourrure.

Prise de conscience écologique et respect des droits humains se doublent désormais, dans l'industrie fashion, d'une réflexion sur le bien-être animal. Exit la fourrure Giorgio Armani, le cuir croco Hermès et la laine Zara ou H&M, le véganisme s'immisce dans nos penderies.

Synonymes de chaleur et de confort, mais aussi signes d'appartenance sociale, les visons, moutons retournés et autres peaux poilues se dotent à nouveau d'une aura mode. Et, entre matières naturelles, synthétiques ou récup', renouent avec les convictions éthiques.