Tout sur Grasse

L'envie de voyager se dévoile jusque dans les parfums que l'on porte. La preuve par trois sillages rares inspirés par des rivages de légende.

Les fleurs sont indispensables à l'industrie de la beauté. Certaines, comme la rose ou le camélia, sont même devenues les incarnations de marques qui, pour en faire bon usage, se doivent aussi de les protéger. Afin d'en assurer la pérennité.

Pendant près de cinq ans, les cinéastes Arthur de Kersauson et Clément Beauvais se sont mis dans le sillage du maître parfumeur de la maison Dior. Leur documentaire, Nose, dévoile les coulisses d'un métier moins solitaire qu'il n'y paraît.

Les odeurs ont le pouvoir magique de nous faire voyager, dans le temps et dans l'espace, réveillant en quelques instants la mémoire de moments parfumés. Des voyages immobiles que l'on retrouve au coeur même des premières bougies créées par Louis Vuitton.

Les Grassois croisent les doigts : en fin d'année, ils sauront enfin si leur ville est classée au patrimoine immatériel de l'Unesco grâce à son "savoir-faire lié au parfum". Une reconnaissance attendue pour cette cité de la "Côte d'Azur de l'intérieur" qui a su traverser les époques et cultiver fleurs, fragrances... et image.

Pendant les vacances, Le Vif Weekend revient sur un été marquant de la vie d'une personnalité. Cette semaine, François Demachy, parfumeur-créateur Dior passé par d'autres maisons prestigieuses, se souvient du sillage entêtant du ciste brûlé par un violent feu de forêt.

Dans le Pays de Grasse, dans le sud-est de la France, l'art de créer un parfum est une addition de savoir-faire transmis depuis trois siècles entre générations. Cultivateurs de fleurs, transformateurs de matières premières et parfumeurs se mobilisent d'ailleurs pour faire reconnaître ce patrimoine vivant par l'Unesco.