Tout sur horeca

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on les a attendues ces terrasses. D'un côté du bar, les cafétiers qui trépignent d'impatience d'accueillir à nouveau leur clientèle. De l'autre, les clientes avides du soleil dont ces terrasses permettent de profiter, de leur faune dont on vole les conversations, du spectacle de la vi(ll)e qu'elles offrent. Pour fêter leur réouverture si bienvenue, on vous propose 15 adresses pour prendre le pouls du temps qui passe, ensemble.

À la veille d'un Comité de concertation où le sort de l'horeca ne se présente toujours pas sous les meilleurs auspices, nous avons voulu recueillir la parole de Cedric Jamar, du collectif Resto Bar Bruxelles. Formateur pour les professionnels du service dans la bière, guide auprès de quelques brasseries, et dégustateur, mais aussi psychothérapeute, l'homme est depuis quelques mois sécrétaire, médiateur et coordinateur du collectif. Il nous dresse un état des lieux de l'horeca, ses espoirs, ses craintes, après quatre nouveaux mois et demi de fermeture, et grosso modo une année d'inactivité. Un secteur qui s'estime mal-aimé et malmené par le gouvernement, et qu'il s'agit de refonder à court, moyen et long termes.

Elles sont peintes, fleuries, taguées, bâchées ou dans leur plus simple appareil, et ont poussé comme des champignons sur les terrasses parisiennes à la faveur du déconfinement: les palettes de bois font désormais partie du paysage et pourraient le rester longtemps encore.

Dès le début du confinement, il était convenu que les restaurants et bars seraient à la fois parmi les plus durement touchés et les derniers à reprendre leur activité à plein régime. Le Conseil de Sécurité statue ce 3 juin sur une reprise des établissements dès le 8 juin, voici quelques conditions qui devront d'ores et déjà être remplies.

Selon une enquête du Syndicat neutre pour indépendants (SNI) auprès de 950 gérants horeca, les exploitants s'attendent à environ un tiers des niveaux d'avant la crise. "Or, la grande majorité d'entre eux disent qu'ils ont besoin des trois quarts de leur clientèle pour être rentables", souligne le SNI.

Le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a laissé entendre dimanche sur le plateau de RTL-TVi ("C'est pas tous les jours dimanche") que des perspectives pourraient être données au secteur horeca même avant le 8 juin, date fixée jusqu'à présent pour le démarrage de la "phase 3" du déconfinement.