Tout sur surtourisme

Les régions moins touristiques et plus authentiques, à l'instar de l'île de Lanzarote en Espagne ou de la Calabre en Italie, gagnent du terrain "de façon spectaculaire" par rapport aux grandes stations balnéaires plus classiques, ressort-il vendredi des premiers chiffres de réservations pour la saison d'été 2020 du tour-opérateur Tui. Cette tendance est constatée tant pour les vacances en avion qu'en voiture, ainsi que pour les citytrips.

Assister à la ponte des tortues sur les plages du Costa Rica, arpenter les hauts plateaux du Kirghizistan à cheval, larguer les amarres en remontant l'Amazone. Se prendre pour Charles Darwin et partir découvrir la faune des Galapagos ou pour Nicolas Hulot en rejoignant Ushuaïa après avoir traversé la pampa argentine. Derrière cette multitude d'expériences uniques, les intentions sont plutôt nobles : s'offrir une aventure hors du commun loin du tourisme de masse, rencontrer des cultures différentes, voyager de manière durable dans une ère où les enjeux climatiques alimentent tous les débats. Encore faut-il distinguer le vrai du faux.

Le nombre de touristes internationaux dans le monde a poursuivi sa forte croissance en 2018 avec une progression de 6% à 1,4 milliard de personnes, selon une estimation de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) publiée lundi.

Nous ne tenons plus en place, et c'est un gros problème. D'ici à 2030, si nous continuons à voyager comme nous le faisons aujourd'hui, plus de 2 milliards d'êtres humains s'envoleront chaque année dans le ciel, avant de poser les pieds dans des sites touristiques complètement engorgés.