Tout sur Venise

Venise est méconnaissable, muée en ville fantôme, Portofino, haut-lieu de la jet-set sur la côte ligure, est désertée, tout comme Varenna sur les rives du lac de Côme: le tourisme en Italie, cinquième destination mondiale, paie un lourd tribut à la pandémie de coronavirus.

Sur la mythique place Saint-Marc à Venise, plongée dans un épais brouillard, flânent des couples déguisés en nobles de la Sérénissime et des enfants costumés s'aspergent de confettis. C'est le coup d'envoi du carnaval, mais version Covid, en grande partie virtuel et sans la foule habituelle de touristes.

Vidés par la pandémie de Covid-19, les hauts lieux du tourisme mondial sont toujours à l'arrêt. Professionnels du secteur et autorités locales attendent une reprise économique qui paraît encore incertaine. Quelques exemples:

Le décor est majestueux: en contrebas du Pont du Rialto enjambant le Grand Canal de Venise, debout devant son four rougeoyant juché sur un bateau, le maestro Matteo Tagliapietra souffle du verre, un spectacle magique destiné à promouvoir la production de Murano.

Les défenseurs de l'environnement à Venise s'apprêtaient vendredi à fêter une victoire temporaire contre les navires de croisière, qui ont renoncé à naviguer cette année dans les eaux de la lagune en raison des problèmes logistiques dus au coronavirus, même si le personnel portuaire au chômage technique fait pression pour leur retour.

Venise, connue dans le monde entier pour la place Saint-Marc ou le pont des Soupirs, dispose d'une autre richesse souvent ignorée: sa lagune. Menacée par la hausse de sa salinité, elle fait l'objet d'un projet visant à accroître la présence de roseaux et attirer oiseaux et poissons.

Les touristes étaient de retour en grand nombre samedi à Venise, à l'occasion de la réouverture du Palais des Doges après quatre mois de pandémie, a constaté l'AFP.

Transats et parasols à distance, désinfection systématique... L'Italie fait tout pour être en mesure d'accueillir cet été les vacanciers sur ses plages qui représentent une manne non négligeable pour son économie au bord de l'asphyxie.

L'impact de la crise du coronavirus sur nos habitudes de voyage dépasse largement, selon les experts, la limitation de nos déplacements et la popularité grandissante des " staycations ".

Avec les mesures de confinement liées au coronavirus, les villes touristiques, capitales et métropoles se sont vidées de toute présence humaine, ou presque. Et, comme le dit l'adage, " à quelque chose malheur est bon ": la nature semble reprendre ses droits un peu partout. Petit tour d'horizon des bonnes nouvelles en matière d'environnement et de biodiversité.