Le débat touche de nombreuses villes européennes, incapables d'absorber la foule à certaines périodes. Barcelone, Dubrovnik, Lisbonne... Beaucoup ont réagi. "Venise veut faire payer un droit d'entrée, Bruges a décidé de limiter le nombre de c...

Le débat touche de nombreuses villes européennes, incapables d'absorber la foule à certaines périodes. Barcelone, Dubrovnik, Lisbonne... Beaucoup ont réagi. "Venise veut faire payer un droit d'entrée, Bruges a décidé de limiter le nombre de croisières à deux par jour et Paris envisage d'interdire les bus touristiques dans le centre-ville", écrit le National Geographic. D'autres, en revanche, cherchent à en profiter sur le thème "Venez plutôt chez nous". Gérone au lieu de Barcelone, Trieste plutôt que Venise, Bruxelles à la place de Bruges... L'argument marketing, baptisé "sous-tourisme" par les professionnels, commence à produire ses effets. Une enquête de Booking auprès de 22.000 voyageurs le prouve: 54% souhaitent jouer un rôle dans la réduction du tourisme de masse, surtout si cela leur permet de diminuer leur impact écologique. Cela dit, il y a encore du chemin à faire: 43% avouent préparer leurs valises en tenant compte de la dimension "instagrammable" de leur destination. Alors que dans les "autres" villes, il ne faut pas faire la file pour réaliser ses clichés. Mieux: on y évite aussi de dénaturer ou de dégrader des sites, comme le font certains adeptes du célèbre réseau social... Ph.B.