La mesure, dans le collimateur de l'Europe, sera toutefois réévaluée lors du prochain comité de concertation, le 26 mars prochain.

"Les réservations du premier trimestre représentent normalement 36% des ventes annuelles, nous sommes cette année à 1%", souligne Anne-Sophie Snyers. "Et on ne nous présente aucun argument probant pour justifier ce nouveau report!" À ces ventes quasi inexistantes s'ajoute le problème des bons à valoir émis durant le premier confinement, entre le 20 mars et le 19 juin, et qui, un an plus tard, arrivent donc à échéance.

Afin de protéger le secteur des vacances à forfait de la faillite, le gouvernement avait en effet mis en place un système de vouchers pour indemniser les voyageurs dont l'escapade avait été annulée en raison de la crise du coronavirus. Ces bons donnent droit à un remboursement si, arrivés à leur terme, ils n'ont pas été utilisés.

"Demain, le téléphone va sonner de toutes parts pour demander un remboursement, mais nous ne pouvons pas rembourser, nous n'en avons pas les moyens", assène la secrétaire générale de l'Upav. "Nous avons demandé un prêt à l'État pour honorer ces remboursements, auxquels nous sommes légalement tenus, mais n'avons toujours pas obtenu de réponse." "Le gouvernement nous dit que la situation sera revue le 26 mars mais les gens ne vont pas attendre et vont annuler leurs vacances", poursuit Mme Snyers, qui fustige ce nouveau report et le manque de perspectives qui l'accompagne pour le secteur.

Si les voyages sont dépendants de l'ouverture des frontières, leur planification l'est également des codes couleur assignés aux différents pays étrangers. Or, "pour le moment, l'espace hors-Schengen reste rouge, par exemple", illustre la représentante de l'Upav, qui déplore en outre les "effets d'annonce de certains ministres". "Nous avons été patients mais, aujourd'hui, c'est juste un manque de respect envers le citoyen et le secteur", ajoute-t-elle, amère. Faible lueur dans la tempête, le "grand soutien et la collaboration des clients qui, comme à leur coiffeur par exemple, restent attachés à leur voyagiste et décident de reporter encore plutôt que d'annuler". "Nous recevons plus de soutien de la population que de l'État", conclut Anne-Sophie Snyers, pour qui les agences de voyage paient les pots cassés d'une campagne de vaccination qui se traîne.

La mesure, dans le collimateur de l'Europe, sera toutefois réévaluée lors du prochain comité de concertation, le 26 mars prochain."Les réservations du premier trimestre représentent normalement 36% des ventes annuelles, nous sommes cette année à 1%", souligne Anne-Sophie Snyers. "Et on ne nous présente aucun argument probant pour justifier ce nouveau report!" À ces ventes quasi inexistantes s'ajoute le problème des bons à valoir émis durant le premier confinement, entre le 20 mars et le 19 juin, et qui, un an plus tard, arrivent donc à échéance. Afin de protéger le secteur des vacances à forfait de la faillite, le gouvernement avait en effet mis en place un système de vouchers pour indemniser les voyageurs dont l'escapade avait été annulée en raison de la crise du coronavirus. Ces bons donnent droit à un remboursement si, arrivés à leur terme, ils n'ont pas été utilisés. "Demain, le téléphone va sonner de toutes parts pour demander un remboursement, mais nous ne pouvons pas rembourser, nous n'en avons pas les moyens", assène la secrétaire générale de l'Upav. "Nous avons demandé un prêt à l'État pour honorer ces remboursements, auxquels nous sommes légalement tenus, mais n'avons toujours pas obtenu de réponse." "Le gouvernement nous dit que la situation sera revue le 26 mars mais les gens ne vont pas attendre et vont annuler leurs vacances", poursuit Mme Snyers, qui fustige ce nouveau report et le manque de perspectives qui l'accompagne pour le secteur. Si les voyages sont dépendants de l'ouverture des frontières, leur planification l'est également des codes couleur assignés aux différents pays étrangers. Or, "pour le moment, l'espace hors-Schengen reste rouge, par exemple", illustre la représentante de l'Upav, qui déplore en outre les "effets d'annonce de certains ministres". "Nous avons été patients mais, aujourd'hui, c'est juste un manque de respect envers le citoyen et le secteur", ajoute-t-elle, amère. Faible lueur dans la tempête, le "grand soutien et la collaboration des clients qui, comme à leur coiffeur par exemple, restent attachés à leur voyagiste et décident de reporter encore plutôt que d'annuler". "Nous recevons plus de soutien de la population que de l'État", conclut Anne-Sophie Snyers, pour qui les agences de voyage paient les pots cassés d'une campagne de vaccination qui se traîne.