La créatrice de mode américaine Lisa Perry a ouvert à Weekend les portes de sa maison de vacances, dans les Hamptons. Cette superbe résidence abrite sa collection de meubles design et d’ouvres de pop art. Des opus aux couleurs ultravives magnifiés par… un blanc éclatant.

Jaune, fuchsia, orange, turquoise, vert pomme… Sa collection printemps-été 2008 est une joyeuse explosion de couleurs ultravives ! La créatrice américaine Lisa Perry ne fait pas dans la nuance. Et à sa palette survitaminée répondent des coupes hypergéométriques. Comme ses collections de vêtements, sa résidence secondaire, nichée dans les prestigieux Hamptons (banlieue chic de New York, sur Long Island), est un hymne aux tons toniques.  » J’aime beaucoup les couleurs primaires, s’enthousiasme la créatrice. Elles me rappellent les grands artistes que j’ai toujours aimés : Piet Mondrian, Robert Indiana, Ellsworth Kelly. En revanche, j’ai une véritable aversion pour les couleurs qui ne sont pas pures. « 

Fille d’un industriel du textile, installé à Chicago –  » C’était une affaire de famille, tout le monde travaillait dans la couleur, le tissu, le design… »-, diplômée du Fashion Institute of Technology à New York, Lisa Perry est à la fois inspirée par le décor de son enfance – une demeure très influencée par le minimalisme japonais – et par son amour pour les opus des années 1960 et 1970. Dans son studio de SoHo à New York, elle crée aujourd’hui tissus et vêtements, en manifestant une absolue fidélité au style de ces décennies. Elle s’est toujours sentie complice de la modernité d’André Courrèges ou de Pierre Cardin, et n’a jamais dissimulé son admiration pour Audrey Hepburn, dont l’apparence lui a toujours semblé  » proche de la perfection « .

Les goûts de Lisa Perry en matière de décoration sont, eux aussi, en harmonie avec sa philosophie de vie. Jugez plutôt… Sa maison de vacances a été agencée dans une construction de 1910 au style colonial britannique, hérité du xixe siècle. Dans les années 1950, la demeure avait même abrité un monastère de pères Pallotins… Rien de très arty ! Mais la propriété avait le grand atout d’être située à Sag Harbor, dans les Hamptons, et d’être directement au bord de l’eau, à Noyac Bay, et d’avoir bénéficié, au départ des religieux, d’importantes améliorations, dont l’ajout de deux piscines : l’une outdoor, l’autre indoor.

Quand Lisa Perry l’a achetée, en 1998, le bâtiment arborait encore des briques rouges apparentes et son intérieur était abominablement surchargé.  » J’ai voulu immédiatement transformer tout cela, confie la créatrice. Je souhaitais quelque chose de minimaliste.  » Elle a donc commencé par supprimer la plupart des aménagements successifs. Puis elle a tout peint – intérieur et extérieur – en blanc éclatant, avec le projet d’installer une partie de sa collection de meubles design et d’£uvres de pop art, qui comprend notamment des pièces d’Alexandre Calder, Franck Stella ou Alexandre Liberman. Le blanc magnifie les couleurs ultravives si chères à son c£ur et qui se retrouvent dans les tableaux, sculptures, meubles et accessoires.

Dans la chambre, on remarque deux spectaculaires sièges rouge vif de Gaetano Pesce. Le mobilier que Lisa Perry a disposé dans la demeure tout entière se répartit, en effet, équitablement entre des originaux des années 1950 à 1970, des créations contemporaines, notamment d’Herman Miller, et des meubles conçus tout spécialement pour Sag Harbor. Il règne ici une divine ambiance muséale… Jusque dans la cuisine où les ustensiles ménagers sont alignés sur les étagères comme des £uvres d’art.

L’immense jardin accueille lui aussi des merveilles.  » Les grands anneaux de couleurs vives de Zhu Jinshi donnent l’impression de rouler dans le terrain, pointe la maîtresse des lieux. J’apprécie beaucoup la touche d’humour qu’ils ajoutent à l’ensemble.  » Cette bonne humeur se retrouve encore dans l’hilarante statue de Niki de Saint Phalle ou bien dans les amusants bonshommes de neige, en fonte, de Gary Hume. Les £uvres d’art font ainsi partie du paysage… comme celui-ci fait partie du bâtiment : il n’y a pas une seule pièce qui ne soit largement ouverte sur la foisonnante nature de Noyac Bay, le ciel ou le grand large.

Quand Lisa Perry se rappelle le travail qu’a réclamé sa maison de vacances et l’attention qu’il lui a fallu déployer pour en faire  » l’expression  » de son univers, elle ne parle cependant que de plaisir.  » Cela a été extrêmement agréable de voir se concrétiser mes rêves et de peu à peu voir mes idées se réaliser « , se réjouit la créatrice.

Reportage : Luxproductions. com

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