Serena Williams, une icône à l’instar de Beyonce ou Michelle Obama

Serena Williams, en juillet 2022

Il y a l’immense championne de tennis Serena Williams et la star, assise à la même table que Beyonce, Oprah Winfrey ou Michelle Obama, dont l’aura et l’influence sont sources d’inspiration pour les femmes noires aux Etats-Unis.

Sa prodigieuse carrière (23 sacres du Grand Chelem en 27 saisons), à laquelle elle a mis un terme à 40 ans (elle en aura 41 le 26 septembre) après sa défaite au 3e tour l’US Open vendredi, aura ouvert d’innombrables portes, repoussant en bien des domaines le champ des possibles.

Elle partage son formidable destin avec sa soeur aînée Venus, poussées par un père, Richard, qui voyait en elles « les deux prochains Michael Jordan du tennis féminin ». C’est celui d’une enfant ayant grandi dans les années 1980 à Compton, alors repaire de gangs de Los Angeles, où les balles qui sifflaient n’étaient pas vraiment rondes et jaunes.

De quoi susciter des vocations: « J’ai grandi en la regardant jouer. Elle est la raison pour laquelle je joue au tennis », a récemment confié Coco Gauff, Afro-Américaine de 18 ans, finaliste du dernier Roland-Garros.

Serena a montré, comme Arthur Ashe avant elle dans le tennis masculin ou Tiger Woods dans le golf, qu’il était possible pour les Noirs de se faire une place dans ces microcosmes de Blancs, en dépit des nombreux obstacles, pour mieux dominer et même révolutionner la discipline.

Beyonce, Dimitrios Kambouris, Janice Combs, Lenny Kravitz, Zoe Kravitz et Serena Williams ( en bas, à droite), en 2004. (Photo par Theo Wargo/WireImage pour Roberto Cavalli)
Beyonce, Dimitrios Kambouris, Janice Combs, Lenny Kravitz, Zoe Kravitz et Serena Williams ( en bas, à droite), en 2004. (Photo par Theo Wargo/WireImage pour Roberto Cavalli)

– Showbiz, mode et pop-culture –

« En tant que joueuse de tennis noire, j’avais une apparence différente. Je parlais différemment. Je m’habillais différemment. Je servais différemment. Mais quand j’entrais sur le court, je pouvais rivaliser avec n’importe qui », résuma Williams il y a quelques années.

Et Serena ne s’est pas privée de décliner sa réussite dans d’autres domaines.

Elle est devenue une femme d’affaires accomplie (sa fortune est estimée à 260 millions de dollars par Forbes), faisant du showbiz, de la mode et de la pop-culture, d’autres terrains de jeu qui l’ont un peu plus « starisée » et sont autant de plateformes d’expression susceptibles de changer la donne.

Elle s’est fait remarquer dans le clip de « Sorry », single de Beyonce datant de 2016; les stars du hip hop et du R’n’B, de Kanye West à Drake en passant par Snoop Dogg, l’ont mentionnée dans des chansons; elle a fait une apparition dans la série populaire « Law & Order », mais aussi, plus culte encore, chez les Simpsons avec Venus; Jimmy Fallon l’a plusieurs fois invitée dans son Tonight Show sur NBC, et HBO lui a consacré une série « Being Serena ». 

L’éditeur DC Comics en a fait l’an passé une de ses super-héroïnes, « Wonderous Serena », dans une bande dessinée intitulée « Serving Up Justice », réservée au format numérique. Justice qu’elle sert avec Wonder Woman.

Serena Williams au côté de Beyonce, en 2006
Serena Williams au côté de Beyonce, en 2006

Briseuse de barrières

Pour ce qui est de côtoyer les « grands » de ce monde, elle n’est pas en reste, aussi proche du couple Obama que de Meghan Markle, qui l’a invitée à son mariage princier avec Harry, quand elle ne foule pas les tapis rouges, dont celui des Oscars cette année.

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Car Hollywood et Will Smith, récipiendaire d’une statuette, n’ont évidemment pas manqué de raconter dans La méthode Williams, l’histoire des soeurs Williams et de leur père.

Serena fait aussi les couverture des magazines, comme Vanity Fair, avec une photo d’elle quasiment nue, enceinte de sept mois, prise par Annie Leibovitz, ou encore Vogue, à qui elle a annoncé cet été que le compte à rebours de sa retraite avait commencé.

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Elle a aussi fait sien l’univers de la mode, participant à des défilés à la Fashion Week, au point d’avoir été la « muse » du créateur Virgil Abloh.

Mode qu’elle n’a jamais hésité à amener sur les courts, avec son équipementier historique Nike, adepte de combinaisons moulantes et autres tenues originales, quitte à enfreindre les règlements et à récolter des critiques, quand elle n’était pas l’objet d’attaques sexistes et racistes.

Combattante acharnée sur les courts, Serena Williams n’aura pas oublié de l’être en dehors, profitant de sa notoriété pour soutenir les mouvements Black Lives Matter et MeToo ou dénoncer les inégalités salariales hommes/femmes.

Michelle Obama et Serena Williams, US Open 2011
Michelle Obama et Serena Williams, US Open 2011

Ce qui lui a valu un vibrant hommage de Michelle Obama: « Serena, merci pour tout ce que tu as fait pour briser les barrières et être une lumière positive dans ce monde. Nous t’avons regardée porter la couronne de la grandeur avec le genre d’humilité, de grâce et d’intégrité auxquelles nous pouvons toutes aspirer ».

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