25 superbes monuments qui risquent de disparaître (en images)

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Maaike Schwering Journaliste Knack Weekend

Tous les deux ans, le World Monuments Fund publie une liste de 25 monuments qui sont menacés pour diverses raisons telle que le changement climatique, la négligence, le tourisme de masse, la guerre ou encore les catastrophes naturelles. Ces monuments doivent être mieux protégé si on veut les sauver. La dernière liste couvre 24 pays et près de 12 000 ans d’histoire.

Hurst Castle à Lymington au Royaume-Uni : une forteresse commandée par le roi Henry VIII en 1544 et menacée par la montée du niveau de la mer.

Mosquée de la ville de Bagerhat au Bangladesh : construite au 15ème siècle, elle est menacée par les inondations.

Hitis (fontaines d’eau) dans la vallée de Katmandou au Népal : un système de canaux et de fontaines souterrains qui date du cinquième siècle et est toujours utilisé aujourd’hui. Les hitis risquent de tomber en ruine, mais de nombreux Népalais dépendent encore de ce système pour leur approvisionnement en eau.

Mosquée et cimetière de Koagannu aux Maldives : Construit au 12e siècle, c’est le plus ancien cimetière et la plus ancienne mosquée de l’île. Comme l’ensemble de l’île, ce site historique important est menacé par la montée du niveau de la mer.

Paysage culturel de Yanacancha-Huaquis au Pérou : les Incas ont construit un réseau de canaux, de réservoirs et de barrages dans les Andes. Le site n’étant pas entretenu et il tombe en ruine.

La Maison du Peuple de Ouagadougou, au Burkina Faso, a servi de centre de débat politique et de démocratie à partir de 1960, lorsque le pays est devenu indépendant (avant cela, il s’appelait Haute-Volta et était une colonie française). C’est un bel exemple du style architectural moderne brutaliste. Le bâtiment est mal entretenu et se détériore rapidement.

Les Bunong dans la province de Mondulkiri au Cambodge : la vie des Bunong est inextricablement liée à la terre qu’ils habitent depuis des temps immémoriaux. Leurs anciennes traditions, leurs rituels religieux et leurs pratiques agricoles forment un ensemble harmonieux. Leur mode de vie est menacé par l’extraction croissante des ressources et le développement économique qui risque de diviser leurs villages.

Garcia Pasture à Brownsville, au Texas, est le site d’un village précolombien datant de 1000 à 1750. Le site contient des vestiges de bâtiments, des tombes et des peintures rupestres des Esto’k Gna (également appelés Tribu Carrizo/Comecrudo du Texas). Le site est menacé par l’évolution du littoral, l’élévation du niveau de la mer et le développement industriel croissant.

Le foyer de formation pour garçons aborigènes de Kinchela, en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, rappelle un passé douloureux. Entre 1924 et 1970 les enfants aborigènes étaient enlevés à leur famille et placés dans des « foyers de formation » pour être rééduqués. Worlds Monuments soutient une initiative visant à transformer le site en un musée consacré aux « générations volées ».

Abydos, en Égypte, est l’un des sites archéologiques les plus anciens et les plus importants de l’Égypte ancienne. L’histoire du site remonte à 3 300 ans avant Jésus-Christ. On y trouve, entre autre, les tombes des premiers pharaons. Le site est menacé de toutes parts : expansion des villes et de l’agriculture, pression accrue du tourisme, pillage, mauvaise gestion……

Africatown, près de Mobile en Alabama, aux États-Unis, a été construit en 1863 par un groupe d’anciens esclaves d’Afrique de l’Ouest après Proclamation d’émancipation qui entérinait l’abolition de l’esclavage. L’avenir de ce site important est incertain en raison du développement industriel croissant et des effets du réchauffement climatique sur la côte du sud des États-Unis.

Lamanai, au Belize, est une ville vieille de 3 500 ans située au milieu de la jungle. Le site a été habité sans interruption pendant plus de 3 000 ans. Non seulement le site lui-même, mais aussi la nature environnante, dont la biodiversité est extrêmement riche, sont menacés par la déforestation et l’agriculture de masse.

Teotihuacan (Cité des dieux), au Mexique, était l’une des premières communautés urbaines des Amériques. À son apogée, elle abritait quelque 200 000 personnes. La ville a été fondée au quatrième siècle avant J.-C. et abandonnée au sixième siècle. Le site est menacé par le tourisme, l’urbanisation croissante mais aussi l’érosion et le sel. La construction d’un nouvel aéroport à 15 kilomètres de là risque de mettre encore plus le site en danger.

Le parc national de Monte Alegre, au Brésil, contient l’une des plus anciennes et des plus grandes collections de peintures rupestres de l’Amazonie. Bien que des efforts soient déployés pour protéger cet art, la déforestation et l’agriculture croissante continuent de représenter une menace sérieuse. À cela s’ajoute le risque d’incendies de forêt de plus en plus fréquents.

Quelque 152 manoirs fortifiés (appelé zhuangzhai) à Yongtai en Chine : ces forts étaient construits pour protéger les membres d’une communauté. Entre des murs épais se trouvaient des centaines de pièces, des tours de guet et un hall central. Les descendants des anciens habitants tentent de préserver les forts et de garder leur histoire vivante.

Bâtiments du royaume Asante au Ghana. Au XVIIIe siècle, le royaume des Asante était l’un des États les plus puissants du continent africain. Les bâtiments étaient autrefois entretenus par des artisans locaux. Aujourd’hui, ils sont entretenus avec moins de minutie et a moindre coûts ce qui signifie que leur survie à long terme n’est pas garantie.

Sur l’île de Sumba en Indonésie, il existe encore plusieurs villages traditionnels avec des maisons typiques aux toits en chaume et pointus. Pour préserver ces villages, il est important que les savoirs nécessaires pour construire et réparer ces maisons ne disparaissent pas. Or cela risque de se produire avec l’exode rural. Les feux de forêt constituent également un danger, or ces feux sont de plus en plus fréquents à cause du réchauffement climatique.

Tiretta Bazaar, à Kolkata, est le plus ancien « Chinatown » de l’Inde. Le bazar coloré et animé s’étiole car les magasins locaux ne peuvent pas faire face à la mondialisation. En outre, la ville moderne qui l’entoure empiète sur la zone et l’utilise comme parking.

Centre historique de Beyrouth, Liban : une grande partie du centre historique de la capitale libanaise a été détruite ou endommagée lors de l’énorme explosion du 4 août 2020.

Benghazi, Libye : cette belle ville, avec son mélange d’architectures arabes, ottomanes et plus modernes, a déjà beaucoup souffert pendant la Seconde Guerre mondiale et a, à nouveau, été touchée en 2017.

Stations maritimes d’Alcantara et de Rocha do Conde de Óbidos à Lisbonne, Portugal. Pendant le régime autoritaire de l’Estado Novo (1933-1974), l’art et l’architecture ont été utilisés comme outils de propagande. Ces bâtiments martyrs de l’architecte Porfirio Pardal Monteiro datent de cette époque. Ils sont les plus beaux exemples d’architecture moderniste du pays. Les peintures murales des bâtiments furent un temps si controversées qu’elles ont failli être détruites.

Le mausolée de l’empereur Jahangir de l’empire moghol à Lahore, au Pakistan : le mausolée, avec ses magnifiques jardins, a été construit en 1637. Il est menacé d’une part par l’urbanisation et d’autre part par les inondations de la rivière voisine.

La synagogue et d’autres bâtiments juifs à Timisoara, en Roumanie : la communauté juive apportait autrefois une contribution importante et dynamique à la ville roumaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, presque tous les Juifs de la ville ont été assassinés. Aujourd’hui, la communauté juive ne compte plus que 600 membres. La ville sera capitale européenne de la culture en 2023, de quoi redonner un nouveau souffle à cet important patrimoine ?

Nuri au Soudan : Les pharaons du royaume de Kush sont enterrés dans ces pyramides pointues datant du VIIe siècle avant J.-C. L’érosion et l’asséchement des eaux souterraines (causée, entre autres, par l’agriculture) menacent de les faire disparaître.

L’archipel de Socotra, au Yémen, est la plus grande île de la mer d’Arabie et, en raison de sa situation isolée, possède une biodiversité unique, notamment les extraordinaires arbres à sang de dragon. Les Soqotri qui vivent sur l’archipel ont des traditions tout aussi uniques. En raison du réchauffement climatique, Socotra connaît des conditions météorologiques plus extrêmes sous forme de cyclones. Cela s’est déjà produit en 2015 et 2018, où de nombreux dégâts ont été causés.

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