Alberto Saleh est un photographe autodidacte, qui a déjà exposé à Bruxelles, Paris ou New York. Né en 1973, à Anvers, il travaille dans le milieu diamantaire. Son oeil, rivé sur les pierres, observe désormais les facettes de la réalité. " Je fonctionne uniquement à l'instinct. Etant à l'affût de la Beauté, j'aime toucher les gens ", dit-il.
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Alberto Saleh est un photographe autodidacte, qui a déjà exposé à Bruxelles, Paris ou New York. Né en 1973, à Anvers, il travaille dans le milieu diamantaire. Son oeil, rivé sur les pierres, observe désormais les facettes de la réalité. " Je fonctionne uniquement à l'instinct. Etant à l'affût de la Beauté, j'aime toucher les gens ", dit-il. A travers son expo Empowered Woman, le photographe vise à faire rejaillir la force féminine. A lui redonner un pouvoir, symbolisé par des gants en peau de serpent. Ainsi, les femmes battues ont tendance à se murer dans le silence. Et si on renversait la tendance ? " Chaque photo a une histoire... " Parfois, elle est cachée, insoupçonnée. Tant les portraits que les scènes, domestiques ou mythiques, reflètent la complexité des sentiments. " Mélange d'esthétisme et d'émotion, ces femmes me fascinent car elles sont toutes différentes ", confie l'artiste. Cette expo internationale est notamment soutenue par l'avocate française spécialisée sur les questions de violence au sein de la cellule familiale, Nathalie Tomasini, ravie qu'un homme défende les victimes de violences conjugales. Alberto Saleh souhaite " éveiller les consciences, en les incitant à se révolter ". Un message valable pour toutes les femmes. Comment s'affirmer ? " Quand on veut on peut, l'important étant de croire en soi. " Refusant l'esprit victimaire, Alberto Saleh prolonge ce projet dans un livre, encourageant les enfants, atteints de maladies chroniques, à mener leur combat avec le sourire. Là aussi, les petits patients de l'UZ Leuven revêtent des gants de boxe ou une baguette magique. " Loin de tomber dans la pitié ou la tristesse, je les rends beaux et joyeux. " Il a opté pour des fondations bénéficiaires. L'une au profit des femmes battues, à Anvers, l'autre venant en aide aux enfants malades. " Quand on s'attaque à des sujets aussi graves, on ne peut pas se contenter de les exposer, affirme le photographe. Je ne vais pas sauver le monde, mais j'espère le rendre un peu plus viable et humain. "