Quelque 11 % de croissance par an ces dernières années et plus de 3,5 milliards d'euros de recettes annuelles... A en croire les chiffres publiés par le Global Wellness Institute américain, l'industrie du bien-être est aujourd'hui l'un des secteurs les plus florissants dans une économie en berne quasi partout ailleurs. Au top cinq des disciplines les plus courues, on trouve, dans l'ordre, la beauté et les rituels antiâge, la nutrition, le tourisme de bien-être, le fitness et les pratiques du corps et de l'esprit et, enfin, les médecines alternatives.

De proximité ou lointain, le tourisme de bien-être, qui conduit les voyageurs à ajouter une dimension développement personnel ou santé à leur escapade, connaît à lui seul une croissance annuelle dépassant les 14 % et pèse aujourd'hui plus de 15 % du marché du voyage en général, ce qui signifie concrètement que près d'un euro sur six investi par un globe-trotteur est consacré à se sentir mieux dans son corps. Toujours selon les auteurs de l'étude, cela s'explique par le fait qu'un " touriste bien-être " dépense plus qu'un autre.

Au rayon des disciplines qui ont la cote lors de ces trips - comme à la maison, d'ailleurs -, le thermalisme et la méditation (et autres retraites spirituelles) restent des valeurs sûres. C'est néanmoins le yoga qui remporte tous les suffrages depuis deux ou trois ans. Il se décline à toutes les sauces comme on a pu le voir dans nos parcs l'été dernier, alors que les séances en plein air se bousculaient aux quatre coins du pays. Dernière mode en date, arrivée des Etats-Unis : le " goat yoga " ou " yoga chèvre ", qui consiste à enchaîner les postures au milieu d'un groupe de biquettes naines, dont les plus hardies n'hésitent pas à jouer les équilibristes sur le dos des pratiquants. Il paraît que cela apporte une dimension apaisante à l'exercice...

Dans le même esprit, des Belges proposent des escapades en mer Rouge, au large de l'Egypte, près d'un récif connu pour abriter des centaines de dauphins. Au menu du séjour d'une semaine : cours de yoga, d'apnée méditative et nage avec les cétacés. L'interaction est totale, le ressourcement garanti et les participants sont unanimes : c'est le meilleur remède antistress qu'ils ont eu l'occasion d'éprouver.