En images: Fico Eatitaly, le Disneyland de la gastronomie italienne à la veille de son ouverture au public

Pizzaiolo préparant la margherita selon la méthode traditionnelle © AFP

Qualifié de Disneyland pour gastronomes, Fico-Eataly World a été imaginé par Oscar Farinetti, l'entrepreneur italien à l'origine de Eataly, la chaîne italienne de magasins alimentaires haut de gamme qui a conquis les papilles depuis la péninsule jusqu'à New York, Dubaï et la Chine.

S'étendant sur 10 hectares, le parc, qui se veut à la fois centre de conférences et attraction touristique, sera géré par un partenariat entre Eataly et le groupe de distribution italien Coop. Il a été aussi financé par un consortium d'investisseurs privés et de collectivités locales autour de Bologne, une ville célèbre pour sa cuisine mais souvent délaissée par les touristes.

Fico, le nom du parc, est l'acronyme de Fabbrica Italiana Contadina (usine italienne paysanne). C'est aussi le nom italien de la figue et un terme familier pour dire "cool". Ce double sens est aussi en accord avec la vision de M. Farinetti d'un parc qui permettra aux visiteurs de participer à des ateliers sur des sujets allant de la photographie alimentaire à la fabrication des glaces, en passant par les bases de la chasse à la truffe.

Un cinquième du parc, installé dans l'ancien marché aux primeurs de Bologne, est en plein air avec la présentation de 200 animaux et 2.000 espèces de plantes.

6 millions de visiteurs ?

"L'éducation est fondamentale dans le projet. Mais il s'agit aussi de s'amuser, de manger, de faire des courses", explique M. Farinetti à l'AFP avant l'ouverture au public le 15 novembre.

Le parc veut aussi célébrer le savoir-faire fermier et culinaire qui se cache derrière de nombreux produits gastronomiques italiens, et la biodiversité d'un pays qui s'étend des îles méditerranéennes en face de l'Afrique jusqu'aux sommets enneigés des Alpes. Cette diversité s'exprime dans plus de 40 restaurants et autant d'expositions didactiques de producteurs de spécialités allant d'une rare espèce de boeuf à des bonbons au réglisse.

A l'approche de l'ouverture, M. Farinetti se dit pris entre l'enthousiasme de voir un rêve se réaliser et "une panique totale". "C'est assez normal pour moi. Je suis terrifié que les gens ne viennent pas aussi nombreux qu'on attend. On ne peut pas s'empêcher de paniquer quand on lance quelque chose comme ça", explique-t-il.

Pour la patronne du parc, Tiziana Primori, l'objectif est d'atteindre les six millions de visiteurs par an en 2020: un tiers pourraient venir de la région, un tiers du reste de l'Italie et le dernier tiers de l'étranger.

Cet objectif est-il réaliste ? "Non, c'est utopique, mais tous les projets dans lesquels j'ai été impliqué étaient utopiques. Le monde entier est réaliste, je préfère l'utopie. Je ne sais pas si on y arrivera mais on fera tout pour", assure M. Farinetti.

Carrément fou

Cet optimisme est aussi porté par le succès phénoménal de la plupart des magasins Eataly à travers le monde. "En ce moment, il y a un intérêt carrément fou pour la cuisine italienne à travers le monde, pour les pâtes, la pizza...", relève M. Farinetti.

Pour lui, cela vient en partie de la facilité à reproduire chez soi les plats goûtés en Italie ou dans un restaurant italien. "Il suffit d'acheter un demi-kilo de pâtes, un peu d'huile d'olives extra-vierge et des tomates San Marzano, et vous rentrez chez vous cuisiner ce que vous venez de manger. Et c'est très digeste et léger", assure-t-il.

Des dizaines d'entrepreneurs partageant cette vision participent au projet, parmi lesquels Antonio Capaldo, propriétaire des vins Feudi San Gregorio.

En partenariat avec un marchand de fruits de mer, il a monté dans le parc un fast-food de poisson qui mettra aussi en valeur ses vins blancs et pétillants. "Qui pouvait imaginer que le magasin Eataly de New York vendrait plus que l'Apple Store ?", explique-t-il. "Il y a une grande soif de culture italienne dans le monde, et c'est pour cela que nous parions sur un succès".

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Oscar Farinetti, businessman italien à l'origine du projet

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Les truffes ont aussi leur place ici

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Poissons pêchés en Méditerranée

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Pizzaiolo préparant la margherita selon la méthode traditionnelle

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

... qui finira exposer sur le stand dédié

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Un chien photographié avec son butin truffesque ...

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Vache Chianina, arborant de magnifiques cornes

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Préparation des machines pour la traite des vaches

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Les pompes à bières artisanales

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Exposition du parmesan, l'une des fiertés de l'Italie

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Contrôle de la mortadelle

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

La préparation des pâtes

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Rayon Fromages

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

'kebab' de mouton italien

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Rayon pâtisseries

Le FICO à Bologne, à quelques jours de son inauguration © AFP

Le vin italien occupe une bonne place dans le "parc"