"J'ai appris sa mort par des proches. Le village exprime une profonde tristesse", a déclaré à l'AFP Christian Guyot, le maire de Saint-Père-sous-Vézelay, où il avait implanté son restaurant L'Espérance. "Il avait créé quelque chose de très grand. C'était un grand monument", a ajouté le maire de cette localité d'environ 300 habitants proche d'Avallon, dans le centre-est de la France.

"Je n'ai jamais été en apprentissage dans les grandes maisons et j'ai appris la cuisine dans les livres", aimait à raconter le chef autodidacte, qui était né le 16 mars 1943 d'un père bourrelier et d'une mère épicière. "J'ai passé mes premières vacances à la bibliothèque des Cuisiniers de Paris, recherchant des recettes authentiques et les conseils des grands maîtres. Aujourd'hui encore, c'est dans les livres que je puise mes idées. Quand on est autodidacte, on ne sait pas tout faire, mais on ne peut pas tricher", racontait-il dans un portrait-interview publié sur son site officiel.

Disant être venu à la cuisine par "amour" pour son épouse Françoise, fille de restaurateurs bourguignons, il avait repris le café-épicerie de sa mère Marguerite, à Saint-Père-sous-Vézelay, qu'il avait vite transformé en restaurant. C'est là qu'il obtient sa première étoile au prestigieux guide Michelin, en 1972.

La reconnaissance lui donne la possibilité de voir plus grand: il crée dans le même village L'Espérance, qui devient vite un des hauts lieux de la gastronomie. Le chanteur français Serge Gainsbourg ou le violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch y auront leur rond de serviette.

La deuxième étoile est décrochée en 1975, puis la troisième en 1983, année où Marc Meneau est élu "Meilleur cuisinier français de l'année" par le guide Gault et Millau.

Esprit novateur, il se lance dans des repas en tubes ou miniaturisés. C'est l'un des premiers grands chefs à planter un potager bio.

Il perd cependant un étoile en 1999. Il la récupérera cinq ans plus tard mais, en 2007, sa société est placée en liquidation judiciaire. Il réussit une première fois à rouvrir L'Espérance mais une seconde liquidation survient en 2015.

Un an plus tard, le restaurant est racheté par le groupe Hôtel and Food Disrupt Partners, fondé notamment par Alain Ducasse. Le groupe avait annoncé 14 millions d'euros d'investissement en 2017 et une réouverture de L'Espérance en 2019, mais "les projets n'ont pas encore abouti", a précisé le maire de Saint-Père.

"J'ai appris sa mort par des proches. Le village exprime une profonde tristesse", a déclaré à l'AFP Christian Guyot, le maire de Saint-Père-sous-Vézelay, où il avait implanté son restaurant L'Espérance. "Il avait créé quelque chose de très grand. C'était un grand monument", a ajouté le maire de cette localité d'environ 300 habitants proche d'Avallon, dans le centre-est de la France."Je n'ai jamais été en apprentissage dans les grandes maisons et j'ai appris la cuisine dans les livres", aimait à raconter le chef autodidacte, qui était né le 16 mars 1943 d'un père bourrelier et d'une mère épicière. "J'ai passé mes premières vacances à la bibliothèque des Cuisiniers de Paris, recherchant des recettes authentiques et les conseils des grands maîtres. Aujourd'hui encore, c'est dans les livres que je puise mes idées. Quand on est autodidacte, on ne sait pas tout faire, mais on ne peut pas tricher", racontait-il dans un portrait-interview publié sur son site officiel.Disant être venu à la cuisine par "amour" pour son épouse Françoise, fille de restaurateurs bourguignons, il avait repris le café-épicerie de sa mère Marguerite, à Saint-Père-sous-Vézelay, qu'il avait vite transformé en restaurant. C'est là qu'il obtient sa première étoile au prestigieux guide Michelin, en 1972. La reconnaissance lui donne la possibilité de voir plus grand: il crée dans le même village L'Espérance, qui devient vite un des hauts lieux de la gastronomie. Le chanteur français Serge Gainsbourg ou le violoncelliste et chef d'orchestre russe Mstislav Rostropovitch y auront leur rond de serviette.La deuxième étoile est décrochée en 1975, puis la troisième en 1983, année où Marc Meneau est élu "Meilleur cuisinier français de l'année" par le guide Gault et Millau.Esprit novateur, il se lance dans des repas en tubes ou miniaturisés. C'est l'un des premiers grands chefs à planter un potager bio.Il perd cependant un étoile en 1999. Il la récupérera cinq ans plus tard mais, en 2007, sa société est placée en liquidation judiciaire. Il réussit une première fois à rouvrir L'Espérance mais une seconde liquidation survient en 2015.Un an plus tard, le restaurant est racheté par le groupe Hôtel and Food Disrupt Partners, fondé notamment par Alain Ducasse. Le groupe avait annoncé 14 millions d'euros d'investissement en 2017 et une réouverture de L'Espérance en 2019, mais "les projets n'ont pas encore abouti", a précisé le maire de Saint-Père.