Depuis quelques années, l'huile de coco est portée au pinacle par bon nombre de diététiciens, blogueurs et cuisiniers qui voient en elle une huile vertueuse pour limiter le surpoids. Ainsi, en plus d'être dotée de forts pouvoirs hydratants et antiseptiques, cette huile non odorante est parfois recommandée pour ses qualités nutritionnelles.

Or, il y a quelques jours, alors qu'elle donnait une conférence dans une université allemande, Karine Michels, professeure d'épidémiologie à l'université de Harvard, a été jusqu'à la taxer d'être "l'une des pires choses que vous pouvez manger ". C'est donc son aspect alimentaire et nutritionnel qui est ici sévèrement épinglé.

Dans sa conférence consacrée à ce sujet, et intitulée "Huile de coco et autres erreurs nutritionnelles", l'éminente professeure accuse littéralement l'huile de coco d'être un pur poison. En cause dans cette condamnation ? La forte concentration (82 % contre 63 % das le beurre) de graisses dites "saturées", qui, consommées excessivement, augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.

En 2017 déjà, l'Association américaine de cardiologie en déconseillait la consommation, "parce que l'huile de noix de coco augmente le cholestérol LDL, une cause de maladies cardiovasculaires, et n'a pas d'effets positifs compensateurs connus".

D'où le qualificatif de "poison" utilisé par Karine Michels dernièrement.

Toutefois, certains experts moins vindicatifs rappellent que les études de bonne qualité sont encore trop rares pour mettre en évidence les vices et les vertus de cette huile aux bienfaits attestés en usage externe. Les partisans et pourfendeurs devraient donc continuer à défendre leur position respective jusqu'à publication d'une méta-étude valable.