"Pas de répit pour les artisans boulangers. Avec les bûches de Noël, les galettes des rois représentent le plus gros volume des ventes de fin d'année. Et juste après, il faudra déjà s'atteler à la préparation des gâteaux de la Saint-Valentin", annonce Albert Denoncin, président de la Fédération francophone de la boulangerie, pâtisserie, glacerie et chocolaterie. On estime que production moyenne avoisine les 500 galettes par boulangerie, pendant le mois de janvier. La base traditionnelle du gâteau - une pâte d'amande enrichie au beurre et aux oeufs - est quelques fois revisitée. On en change la forme, les saveurs et les couleurs. "certains pâtissiers ajoutent des pépites de chocolat, des pommes ou encore des abricots pour stimuler les ventes", détaille M. Denoncin. "Mais, aujourd'hui, on note un retour à la tradition. Le consommateur, fatigué des crises alimentaires, veut manger du "bon", sans arômes, ni conservateurs. Il se préoccupe de sa santé. Fini les chichis".

Naturellement, cette pâtisserie ne serait rien sans sa célèbre fève, dont la découverte permet à l'heureux gourmand de coiffer la couronne du Roi. Les personnages de dessins animés et les santons ont toujours leur petit succès auprès des enfants et des collectionneurs.

Mais cette année, on voit aussi apparaître des figurines à l'image de Johnny Hallyday, indique la Maison Rorive, fournisseur de matières premières, matériel et éléments de décoration pour boulangers, pâtissiers, chocolatiers et glaciers. La fête de l'Epiphanie, qui symbolise la visite des Rois mages à l'enfant Jésus, se fête traditionnellement le 6 janvier, soit douze jours après Noël.