Une poignée de ces champignons gastronomiques a été récoltée ces deux dernières années dans une plantation du Sud-Ouest de la France, dans laquelle avaient été plantés des arbres mycorhizés (porteurs sur leurs racines du mycélium du champignon) à Tuber magnatum, la truffe blanche d'Italie.

"C'est la première fois que des Tuber magnatum sont récoltées dans une plantation en dehors de l'aire de répartition géographique de cette truffe", a annoncé mardi lors d'une conférence de presse en ligne Bruno Robin, président des Pépinières Robin, à l'origine de cette innovation avec l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).

Jusqu'à présent, la production française de truffes se limitait à deux variétés principales: la truffe noire, essentiellement produite en plantation, et la truffe de Bourgogne.

La truffe blanche, jusqu'à cinq fois plus chère, était essentiellement trouvée en Italie et en Europe centrale mais, à l'inverse de la noire, elle n'était presque pas récoltée en plantation, ce qui participait à sa très grande rareté.

Une étude publiée ce mardi dans la revue Mycorrhiza "démontre que la culture de la truffe blanche est possible", a résumé Claude Murat, directeur de recherches à l'Inrae.

"C'est pour nous une grande avancée", a estimé lors de la conférence de presse Michel Tournayre, président de la Fédération française des trufficulteurs. "Ca donne des perspectives plus importantes du développement de la trufficulture en France".

Sans garantie de réussite, les Pépinières Robin vendaient depuis 2008 des arbres mycorhizés avec la truffe blanche d'Alba ou du Piémont, ses autres noms. Ce sont quelques-uns de ces pieds qui sont à l'origine de l'annonce de mardi.

La réussite de cette mycorhization, beaucoup plus difficile à réaliser qu'avec la truffe noire, permet, selon ses promoteurs, de pouvoir désormais produire la truffe d'Italie en France de manière contrôlée, comme une culture.

Cette innovation agronomique "assez extraordinaire (...) est à même de sauver la truffe, qui est menacée par le réchauffement climatique", s'est félicité Joël Giraud, secrétaire d'État français à la Ruralité lors de la conférence de presse.

Les Pépinières Robin espèrent vendre cette année "quelques milliers" de ces plants d'arbres qui pourront, dans quelques années, donner la truffe blanche.

Celle-ci se vend actuellement entre 1.500 et 5.000 euros le kg, contre 500 à 1.000 euros pour la truffe noire, selon la fédération des trufficulteurs. La France produit environ 30 tonnes de truffes par an.

Une poignée de ces champignons gastronomiques a été récoltée ces deux dernières années dans une plantation du Sud-Ouest de la France, dans laquelle avaient été plantés des arbres mycorhizés (porteurs sur leurs racines du mycélium du champignon) à Tuber magnatum, la truffe blanche d'Italie."C'est la première fois que des Tuber magnatum sont récoltées dans une plantation en dehors de l'aire de répartition géographique de cette truffe", a annoncé mardi lors d'une conférence de presse en ligne Bruno Robin, président des Pépinières Robin, à l'origine de cette innovation avec l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).Jusqu'à présent, la production française de truffes se limitait à deux variétés principales: la truffe noire, essentiellement produite en plantation, et la truffe de Bourgogne.La truffe blanche, jusqu'à cinq fois plus chère, était essentiellement trouvée en Italie et en Europe centrale mais, à l'inverse de la noire, elle n'était presque pas récoltée en plantation, ce qui participait à sa très grande rareté.Une étude publiée ce mardi dans la revue Mycorrhiza "démontre que la culture de la truffe blanche est possible", a résumé Claude Murat, directeur de recherches à l'Inrae."C'est pour nous une grande avancée", a estimé lors de la conférence de presse Michel Tournayre, président de la Fédération française des trufficulteurs. "Ca donne des perspectives plus importantes du développement de la trufficulture en France".Sans garantie de réussite, les Pépinières Robin vendaient depuis 2008 des arbres mycorhizés avec la truffe blanche d'Alba ou du Piémont, ses autres noms. Ce sont quelques-uns de ces pieds qui sont à l'origine de l'annonce de mardi.La réussite de cette mycorhization, beaucoup plus difficile à réaliser qu'avec la truffe noire, permet, selon ses promoteurs, de pouvoir désormais produire la truffe d'Italie en France de manière contrôlée, comme une culture.Cette innovation agronomique "assez extraordinaire (...) est à même de sauver la truffe, qui est menacée par le réchauffement climatique", s'est félicité Joël Giraud, secrétaire d'État français à la Ruralité lors de la conférence de presse.Les Pépinières Robin espèrent vendre cette année "quelques milliers" de ces plants d'arbres qui pourront, dans quelques années, donner la truffe blanche.Celle-ci se vend actuellement entre 1.500 et 5.000 euros le kg, contre 500 à 1.000 euros pour la truffe noire, selon la fédération des trufficulteurs. La France produit environ 30 tonnes de truffes par an.