"Le monde change rapidement et nous devons faire face en travaillant davantage les aspects autour de l'assiette", a noté Nicolas Beaumont, CEO de Michelin. Les toqués venus en nombre de toute l'Europe ont participé à quatre ateliers (la durabilité, l'expérience du client, la digitalisation et le choc des cultures) durant toute la journée et livré leurs conclusions, mercredi soir, sur les tendances et l'avenir de la gastronomie.

A propos de la durabilité, les chefs sont unanimes quant à leur responsabilité dans la transition vers un monde plus durable et pleinement engagés à cette cause, la solution la plus simple avancée étant de s'entourer de fournisseurs locaux.

Quant à l'expérience du client qui recherche de plus en plus l'authenticité, "certains chefs veulent davantage faire participer leurs convives et interagir avec eux. La priorité, aujourd'hui, est de transmettre l'esprit de la cuisine et raconter l'histoire en la mettant en scène", estime Michelin.

Par ailleurs, le choc des cultures reste un aspect important. La marque au Bibendum estime que des ponts doivent être jetés entre l'Europe et l'Orient et que l'opportunité des touristes asiatiques en visite en Europe ne doit pas être négligée.

Michelin appelle enfin ses membres à utiliser les réseaux sociaux comme un nouvel instrument de cuisine. Si beaucoup estiment que le temps manque, la moitié des chefs environ sont déjà engagés à faire connaître leurs créations et leur environnement de travail sur la toile.