Des adresses où dénicher la perle rare en matière de décoration, notre petit pays en compte beaucoup. Mais s'il est un lieu qui fait de plus en plus parler de lui dans le secteur, c'est bien Yapstock. Lancée en 2013 par Stéphanie Lippens et Amandine Cumps, cette enseigne hors du commun, située à Drogenbos, est à la fois un magasin truffé de beaux objets et une entreprise de location de meubles vintage aux particuliers, agents immobiliers et décorateurs en vue de tournages, séances photo ou même fêtes de mariage.
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Des adresses où dénicher la perle rare en matière de décoration, notre petit pays en compte beaucoup. Mais s'il est un lieu qui fait de plus en plus parler de lui dans le secteur, c'est bien Yapstock. Lancée en 2013 par Stéphanie Lippens et Amandine Cumps, cette enseigne hors du commun, située à Drogenbos, est à la fois un magasin truffé de beaux objets et une entreprise de location de meubles vintage aux particuliers, agents immobiliers et décorateurs en vue de tournages, séances photo ou même fêtes de mariage. Véritables maîtres accessoiristes, les deux complices sont aussi actives dans la création de décors intérieurs. " Il s'agit le plus souvent de projets pop-up, précise la première. Ce caractère temporaire les rend particulièrement passionnants, parce qu'il permet d'associer de manière très spontanée une foule de lampes, de tables, de chaises et de fauteuils sur la base de leur couleur, par exemple. L'aménagement permanent d'un espace de vie demande plus de réflexion, avec, à la clé, un résultat souvent moins expressif ou original. "Très occupée et sollicitée - en témoigne la sonnerie incessante de son téléphone -, Stéphanie est de nature dynamique et pleine d'entrain. Un côté spontané que l'on retrouve également dans sa maison, un brin bohème, où chaque objet trouve sa place presque au petit bonheur la chance. " Mon goût de l'impulsivité n'est certainement pas sans rapport avec ma formation d'anthropologue, explique-t-elle. J'ai réalisé plusieurs films sur la façon dont on vit dans les grandes villes. Ce que les citadins font de leurs aspirations est particulièrement révélateur, c'est en quelque sorte un reflet de leur âme... Et je retrouve cet aspect dans l'aménagement intérieur, que j'aborde toujours un peu sous un angle scientifique. Notre entreprise a vu le jour grâce à un tournage pour lequel nous devions chercher des accessoires : presque sans nous en rendre compte, nous nous sommes retrouvées avec un entrepôt plein d'objets. Ce n'était donc pas vraiment une démarche de commerçantes " ordinaires ". " La maison que Stéphanie occupe avec son époux, Alex Wiener, n'est pas sans évoquer une sorte de dépôt également, fût-il tout en élégance. L'homme lui-même a d'ailleurs grandi entouré de " trouvailles " dénichées par sa maman antiquaire. Après avoir longtemps vécu à Londres, où il a étudié le droit et travaillé un temps dans la City, il s'est finalement retrouvé à Bruxelles, où, en plus de ses activités dans l'immobilier, il conçoit des intérieurs avec sa moitié. " Elle m'a un peu fait redécouvrir le plaisir de dénicher des objets et accessoires sympas. J'aime tout particulièrement collaborer au " home staging " de logements inhabités, qui sont ainsi dotés en un tournemain d'un décor à part entière. " C'est dans une habitation ancienne qu'ils ont élu domicile. " Il y a un siècle, c'était encore une demeure nichée au milieu des champs et des bois, explique Stéphanie Lippens. Elle a ensuite été occupée par un artiste et, au fil du temps, d'autres bâtiments sont venus l'entourer côté rue. Le salon a conservé des éléments néoclassiques d'il y a 150 ans, mais le tout a été transformé dans les années 60. Nous aimions l'idée d'une cuisine à vivre qui contraste avec le reste de la maison. Nous l'avons aménagée entièrement nous-mêmes avec des armoires achetées sur Ebay... et le bar, qui sert à la fois à cuisiner et à manger, a été fabriqué en Mortex, une sorte de ciment à couler. " Le couple trouve une satisfaction toute particulière à redonner vie aux vieux objets avec un minimum de moyens. " N'oublions pas que nous faisons partie de la génération recyclage, commente Alex. J'oserais même plutôt parler d'upcycling ou de surcyclage, comme l'illustre clairement cette maison que nous avons finalement rafraîchie plutôt que transformée... mais toujours de manière à rendre sa valeur perdue à ce que nous récupérions. Nous ne voulons toutefois pas d'un résultat trop léché, trop fini. Nous avons aussi gardé un côté nomade pleinement assumé : avant de nous poser ici, nous avons vécu à Washington, New York, Londres et Paris, et je pense que cela se ressent encore dans notre intérieur. Nous pourrions repartir du jour au lendemain, même si ce n'est pas notre intention ! "