C'est en puisant dans son riche passé que la maison française a collecté les éléments du dernier tour de force de ses artisans horlogers. D'une part, en choisissant la montre Arceau, créée en 1978 par Henri d'Origny, reconnaissable à son boîtier rond aux attaches en forme d'étr...

C'est en puisant dans son riche passé que la maison française a collecté les éléments du dernier tour de force de ses artisans horlogers. D'une part, en choisissant la montre Arceau, créée en 1978 par Henri d'Origny, reconnaissable à son boîtier rond aux attaches en forme d'étriers et à son cadran en micro-mosaïque de verre et d'une autre, en y plaçant un poisson exotique tiré du carré " Grands Fonds ", dessiné en 1992 par l'artiste française Annie Faivre. Afin de réaliser cette pièce d'exception, l'artisan doit sélectionner des tesselles de verre de différentes couleurs, avant de les couper et les fondre à plus de 700 degrés afin d'aboutir à des filaments suffisamment fins pour composer le motif aquatique. Chaque tesselle est ainsi soigneusement disposée dans un emplacement ajouré au scalpel, pour garantir une reproduction parfaite et à l'échelle du dessin original.Découpés à la lime et placés au moyen d'un tampon de bois, les brins de verre multicolores doivent ensuite sécher, portant la durée totale de l'ouvrage à plus d'un mois. Parachevée par un boîtier en or blanc et fond transparent, et habillée d'un bracelet en alligator bleu saphir, cette nouvelle Arceau Grands Fonds est réservée aux poignets (très) fortunés. Pas seulement parce qu'un tel objet exige un grand savoir-faire, mais aussi et surtout parce que ce "petit" bijou n'a été produit qu'à six exemplaires.