Au lendemain de la clôture de l'exposition " The World of Bruegel in Black and White ", la Régie des bâtiments et la direction de la KBR ont convié la presse pour lui dévoiler le projet du KBR Museum, dont l'inauguration est programmée le 15 mai prochain. Imaginé dans le cadre de la redynamisation des services de la KBR - assortie d'un nouveau slogan, " Protégeons le temps " -, le futur musée comportera deux parties principales, la première dédiée au contexte historique du XVe siècle et aux techniques de réalisation des manuscrits, et la second...

Au lendemain de la clôture de l'exposition " The World of Bruegel in Black and White ", la Régie des bâtiments et la direction de la KBR ont convié la presse pour lui dévoiler le projet du KBR Museum, dont l'inauguration est programmée le 15 mai prochain. Imaginé dans le cadre de la redynamisation des services de la KBR - assortie d'un nouveau slogan, " Protégeons le temps " -, le futur musée comportera deux parties principales, la première dédiée au contexte historique du XVe siècle et aux techniques de réalisation des manuscrits, et la seconde peuplée de vitrines et de cocons destinés à l'exposition des innombrables trésors. Pas moins de 180 pièces seront ainsi exposées en permanence, dont à peu près 150 issues des collections du musée, et une trentaine prêtée par d'autres institutions belges, ce dont le directeur du Département des Manuscrits, Bernard Bousmanne, s'est d'ailleurs félicité. Pour des raisons liées à leur conservations, les livres ne seront montrés que pour une durée maximale consécutive de 4 mois, tout bonus pour le public qui pourra découvrir une nouvelle série d'authentiques chef-d'oeuvres à quatre reprises par an. En parallèle à la visite du chantier, qui démarrait par la chapelle de Nassau et se poursuivait sur les deux étages, la presse a pu admirer certaines des plus prestigieuses pièces issues des collections nationales, dont le Roman de Gérard de Nevers ou les Chroniques du Hainaut de Jacques de Guise, ouvrage exceptionnel richement enluminé. Car c'était aussi l'un des grands objectifs de cette visite de presse : rappeler que l'ex-Bibliothèque nationale renferme d'incroyables bijoux, notamment parce qu'elle trouve son origine dans la librairie des Ducs de Bourgogne, l'une des plus importantes collections de l'époque, au même titre que celles des Rois de France, des Médicis ou de la papauté. Du millier de volumes recensés lors de la mort de Charles le Téméraire, il subsiste encore environs 300 codices à la KBR, et le fait qu'une part significative de ce patrimoine inestimables ait traversé près de six siècles, résistant au temps et à toutes sortes de périls, de l'incendie du palais du Coudenberg aux guerres mondiales, en passant par les pillages de la Révolution française, constitue un miracle en soi.