Avec la cérémonie des Golden Globes, la saison des récompenses est officiellement ouverte. Et entre les prix du cinéma et de la télévision, tous les regards étaient tournés vers ce que le tapis rouge allait révéler, après une année marquée par de nombreux bouleversements dans le monde de la mode.
Les Golden Globe Awards ont donné, la nuit dernière, le coup d’envoi de la saison des prix. Dans les semaines à venir suivront les BAFTA, les Emmy Awards et le joyau de la couronne, les Oscars. D’ordinaire, les Golden Globes servent de baromètre pour le reste de la saison. Ce qui est une bonne nouvelle pour les grands gagnants de la cérémonie, One Battle After Another et Adolescence. Sinners, Hamnet, The Pitt, The Studio et Marty Supreme ont également été récompensés.
Golden Globes, clap 83
Il s’agissait de la 83ᵉ édition des Golden Globes, qui se déroulent depuis des décennies au Beverly Hilton Hotel à Beverly Hills. La maîtresse de cérémonie, la comédienne et actrice Nikki Glaser, a animé la soirée pour la deuxième fois. Et enchaîné les remises de prix avec des plaisanteries légèrement grinçantes.
Des icônes hollywoodiennes très appréciées comme George Clooney, Julia Roberts, Queen Latifah et Pamela Anderson ont, à leur tour, annoncé les lauréats. Suivis de discours émouvants, politiquement engagés ou humoristiques de la part de gagnants tels que Teyana Taylor, Timothée Chalamet, Owen Cooper et Wagner Moura.

Autrement dit, la cérémonie s’est déroulée selon les usages, avec les plaisanteries habituelles sur les jeunes compagnes de Leonardo DiCaprio. Mais aussi des piques contre le monopole masculin à Hollywood et des références à la situation politique précaire aux États-Unis.
Pourtant, cette édition a aussi été celle des premières : pour la première fois, le Golden Globe du meilleur podcast a été décerné. En l’occurence, à Amy Poehler pour Good Hang with Amy Poehler. En outre, des nouveautés étaient également à observer sur le tapis rouge.
En exclusivité sur le tapis rouge
Les Golden Globes constituaient en effet la toute première grande cérémonie de remise de prix depuis que le monde de la mode a été profondément bouleversé. Le Belge Matthieu Blazy a été nommé directeur artistique chez Chanel. Jonathan Anderson a pris les rênes de Dior. Pierpaolo Piccioli a quitté Valentino pour Balenciaga. Demna Gvasalia est passé de Balenciaga à Gucci. Et Dario Vitale a laissé, après Donatella Versace, un vide créatif chez Versace.
Louise Trotter a repris le poste de Blazy chez Bottega Veneta et le duo de créateurs derrière Proenza Schouler a succédé à Anderson chez Loewe. Sarah Burton a également fait ses débuts chez Givenchy en 2025. Des changements qui se sont reflétés cette nuit sur le tapis rouge.
Fidèles à Bottega
Jacob Elordi n’a pas suivi Matthieu Blazy chez Chanel, mais est resté fidèle à Bottega Veneta. En optant pour un costume noir classique et une veste à double boutonnage. La star de Adolescence, Owen Cooper, seize ans, a lui aussi choisi Bottega Veneta : un pantalon gris clair accompagné d’une veste assortie, signés Louise Trotter.


La tenue gris clair du jeune acteur tranchait d’ailleurs nettement avec les costumes noirs, par ailleurs très sobres, portés par les invités masculins. Que Leonardo DiCaprio et George Clooney apparaissent en noir et blanc n’a rien de surprenant.
En revanche, voir des adeptes d’une mode plus audacieuse comme Colman Domingo, Jacob Elordi, Paul Mescal et Timothée Chalamet opter pour le classique l’est davantage. Assisterait-on à la fin de ce que l’on appelle l’esthétique performative male ? Seuls les prochains tapis rouges permettront de le savoir.


Noir c’est noir
Chez les femmes aussi, le noir dominait. En tant que directeur artistique de Chanel, Matthieu Blazy a signé des tenues sur mesure pour Ayo Edebiri, Selena Gomez et Rose Byrne. Pour Edebiri et Gomez, il a travaillé le velours noir et des coupes classiques de tapis rouge.
Byrne est apparue dans une robe en soie vert bouteille, à la silhouette vintage rappelant la mythique robe verte de Keira Knightley dans Reviens-moi (Atonement).




Eva Victor rayonnait en rouge pompier et Britt Lower en vert forêt, toutes deux vêtues de créations sur mesure réalisées par l’équipe de Loewe. Chez Dior, Jonathan Anderson était responsable des tenues personnalisées de Mia Goth et Jessie Buckley.
Jennifer Lawrence, quant à elle, est apparue dans une robe fleurie semi-transparente accompagnée d’une étole, signée Sarah Burton pour Givenchy (en couverture).


Enfin, la chanteuse-compositrice islandaise Laufey a opté pour une drapée orange vif de Balenciaga, tandis que Tessa Thompson a elle aussi apporté de la couleur au tapis rouge avec une robe scintillante chartreuse, créée par Pierpaolo Piccioli pour Balenciaga.


Giorgio Armani per siempre
Cette saison des récompenses est également la première sans Giorgio Armani, décédé en septembre dernier à l’âge de 91 ans. L’Italien a dominé le monde de la mode pendant plus de cinq décennies et a toujours privilégié des silhouettes intemporelles aux tendances éphémères. En 1980, il a habillé Richard Gere dans American Gigolo, marquant le début de son succès à Hollywood. Son glamour minimaliste est rapidement devenu une référence incontournable sur les tapis rouges du monde entier, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.


Cela s’est confirmé à titre posthume à Beverly Hills, où des invités des Golden Globes tels que Kristen Bell et Hudson Williams sont apparus vêtus de créations Giorgio Armani. Kate Hudson et Justine Lupe ont, quant à elles, opté pour Armani Privé, la ligne de haute couture plus exclusive de l’empire Armani.


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