Louis Vuitton, fleuron du géant LVMH et première marque mondiale de luxe, compte déjà deux ateliers de maroquinerie sur le sol américain, en Californie. Leur production de sacs et d'articles de cuir est réservée au marché américain.

En termes de ventes, les Etats-Unis sont la deuxième région du groupe de luxe avec 24% de son chiffre d'affaires total, derrière l'Asie hors Japon (29%).

Donald Trump, dont la création d'emplois manufacturiers aux Etats-Unis est un leitmotiv, avait reçu en janvier 2017 Bernard Arnault, qui avait à cette occasion évoqué la possibilité d'"agrandir" les sites actuels de production de Vuitton, "soit en Californie, soit au Texas".

Jeudi après-midi, dans le comté de Johnson, au sud-ouest de Dallas, Donald Trump doit inaugurer le nouveau site de production accompagné de sa fille et conseillère Ivanka Trump, ainsi que des ministres du Travail Eugene Scalia, du Commerce Wilbur Ross et de l'Energie Rick Perry, également ancien gouverneur du Texas.

Baptisé "Rochambeau Ranch" - du nom du maréchal qui dirigea les troupes françaises lors de la guerre d'indépendance américaine - le site devrait employer environ un millier de personnes d'ici cinq ans.

LVMH ouvre le site "grâce aux politiques économiques de l'administration Trump", a affirmé Ivanka Trump mercredi dans un message sur Twitter.

Le malletier Louis Vuitton a ouvert en 1859 à Asnières, en France, son tout premier atelier. La maison compte aujourd'hui un total de seize maroquineries dans l'Hexagone, trois en Espagne et un en Italie.

Un artisan maroquinier sur deux qui est recruté dans ses sites français n'a pas d'expérience professionnelle dans la couture ou la maroquinerie, et les salariés sont longuement formés en interne, après avoir passé des tests d'entrée très sélectifs.

Dans son ensemble, le groupe LVMH et ses 70 marques - Louis Vuitton, Christian Dior, Fendi, Hennessy ou Dom Pérignon - a engrangé des résultats record en 2018, avec 46 milliards d'euros de ventes et un bénéfice net dépassant les 6 milliards.