Certains oiseaux de mauvais augure annonçaient déjà son déclin, allant même jusqu'à pronostiquer son absorption dans la semaine de la mode femme, une sorte de dégât collatéral en somme du modèle "see now buy now" - les shows devraient à l'avenir coller à l'arrivée des vêtements dans les magasins - lancés par quelques grandes maisons.

Dans les faits, la journée du samedi 14 janvier qui marquait l'ouverture officielle de la semaine de la mode homme de Milan comptait encore plus de défilés que par le passé - 12 au total, sans compter bien sûr les présentations dans les showrooms, ni l'avant-première proposée par Zegna le vendredi soir - jusqu'à se terminer très tard dans la nuit. Une saison que l'on pourrait qualifier de "celle de toutes les premières fois" à défaut de déjà pouvoir dégager l'une ou l'autre tendance forte.

Première fois, donc, pour Alessandro Sartori, parti de chez Berluti, pour reprendre la direction artistique d'Ermenegildo Zegna: la maison garde son ADN - il est donc plus que jamais question ici de démontrer sa parfaite maîtrise du tailoring haut de gamme -, la manière d'y parvenir se révélant toutefois plus décontractée et moins intimidante que sous le règne de Stefano Pilati.

Première fois, encore, chez Dolce & Gabbana, qu'un podium était pris d'assaut par autant d'influenceurs à la fois, ces "nouveaux princes" selon les deux créateurs, menés par le chanteur Austin Mahone qui jouait en live les meneurs de revue. Soit au total pas moins de 49 "millennials", garçons et filles stars de la Toile, conduits par l'Américain Cameron Dallas, ont chacun présenté le look de leur choix dans la collection avant le traditionnel final où toute la bande faisait cette année la part belle au toxedo revisité avec panache. Première fois toujours, pour Neil Barrett, qui proposait sa première "co-ed" collection, traduction, des modèles homme et femme créés sur un même thème, en l'occurrence ses heureux souvenirs de jeunesse alors qu'il était étudiant dans les années 80 à la Central Saint Martins de Londres.

Première fois ou presque pour Moschino, la maison n'ayant plus fait défiler depuis longtemps ses collections homme à Milan, l'occasion pour Jeremy Scott de démontrer sa fascination pour la pop culture et les réseaux - symbolisés par des nombres en digits sur les étranges uniformes portés par son armée mixte - dans un décor post apocalyptique. Première fois, enfin, pour Philipp Plein qui lançait hier soir une nouvelle ligne baptisée Plein Sport entièrement dédiée à la pratique - lookée - d'une activité sportive en tout genre. Un show au début duquel le créateur a pris le micro pour expliquer ses objectifs: jouer dans la même cours que les géants Nike et Adidas. Rien que cela.

Moschino, Imaxtree
Moschino © Imaxtree
Neil Barrett, Imaxtree
Neil Barrett © Imaxtree
Plein Sport, Imaxtree
Plein Sport © Imaxtree
Ermenegildo Zegna, Imaxtree
Ermenegildo Zegna © Imaxtree
Certains oiseaux de mauvais augure annonçaient déjà son déclin, allant même jusqu'à pronostiquer son absorption dans la semaine de la mode femme, une sorte de dégât collatéral en somme du modèle "see now buy now" - les shows devraient à l'avenir coller à l'arrivée des vêtements dans les magasins - lancés par quelques grandes maisons. Dans les faits, la journée du samedi 14 janvier qui marquait l'ouverture officielle de la semaine de la mode homme de Milan comptait encore plus de défilés que par le passé - 12 au total, sans compter bien sûr les présentations dans les showrooms, ni l'avant-première proposée par Zegna le vendredi soir - jusqu'à se terminer très tard dans la nuit. Une saison que l'on pourrait qualifier de "celle de toutes les premières fois" à défaut de déjà pouvoir dégager l'une ou l'autre tendance forte. Première fois, donc, pour Alessandro Sartori, parti de chez Berluti, pour reprendre la direction artistique d'Ermenegildo Zegna: la maison garde son ADN - il est donc plus que jamais question ici de démontrer sa parfaite maîtrise du tailoring haut de gamme -, la manière d'y parvenir se révélant toutefois plus décontractée et moins intimidante que sous le règne de Stefano Pilati. Première fois, encore, chez Dolce & Gabbana, qu'un podium était pris d'assaut par autant d'influenceurs à la fois, ces "nouveaux princes" selon les deux créateurs, menés par le chanteur Austin Mahone qui jouait en live les meneurs de revue. Soit au total pas moins de 49 "millennials", garçons et filles stars de la Toile, conduits par l'Américain Cameron Dallas, ont chacun présenté le look de leur choix dans la collection avant le traditionnel final où toute la bande faisait cette année la part belle au toxedo revisité avec panache. Première fois toujours, pour Neil Barrett, qui proposait sa première "co-ed" collection, traduction, des modèles homme et femme créés sur un même thème, en l'occurrence ses heureux souvenirs de jeunesse alors qu'il était étudiant dans les années 80 à la Central Saint Martins de Londres. Première fois ou presque pour Moschino, la maison n'ayant plus fait défiler depuis longtemps ses collections homme à Milan, l'occasion pour Jeremy Scott de démontrer sa fascination pour la pop culture et les réseaux - symbolisés par des nombres en digits sur les étranges uniformes portés par son armée mixte - dans un décor post apocalyptique. Première fois, enfin, pour Philipp Plein qui lançait hier soir une nouvelle ligne baptisée Plein Sport entièrement dédiée à la pratique - lookée - d'une activité sportive en tout genre. Un show au début duquel le créateur a pris le micro pour expliquer ses objectifs: jouer dans la même cours que les géants Nike et Adidas. Rien que cela.