Ces 14 et 15 juin, à 19 heures, Hangar 29, 150, Rijnkaai, à 2000 Anvers. www.antwerp-fashion.be

Ceux qui nous intéressent ont entre 21 et 29 ans, viennent d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, du Canada, de Corée, de France, de Grande-Bretagne, d'Italie ou d'Iran, terminent leur cursus avec cette apothéose, avant d'entrer dans la vraie vie et de se confronter à tout ce qui va avec.

Durant quatre ans, ils ont été à la dure école de la création, façon " Aca " - pas de concession, pas de stage obligatoire et surtout pas de vague à l'âme mais un mood board (photo) qui tienne la route, des silhouettes réfléchies et une créativité à tout crin. Car ce que l'on attend d'eux, ici, c'est l'apprentissage du métier, avec creusement des fondations et bétonnage des inspirations. L'école y veille, qui depuis cinquante ans maintenant forme l'élite fashion de la planète.

Rétroactes. 1963, l'ex-pianiste Mary Prijot (1917-1990), forcée d'abandonner la musique, innove en créant le département de costume de mode et de théâtre au sein de l'Académie. A l'époque, la mode belge ne rime à rien, ou pratiquement, soit un vrai savoir-faire reconnu mais sans image de marque puisqu'on se contente alors de copier les modèles admirés sur la scène parisienne.

Mais les années 70 passeront par-là, avec Yves Saint Laurent, Courrèges et Mugler qui chahutent le bon goût bourgeois ; à l'Académie, les étudiants n'en perdent pas une miette. Résultat, début 80, une génération dûment diplômée commence à faire parler d'elle ; Ann Demeulemeester, Dirk Van Saene, Dries Van Noten, Dirk Bikkembergs, Marina Yee, Martin Margiela et Walter Van Beirendonck ont du talent à revendre. On connaît la suite, le défilé londonien en 1988, l'appellation non contrôlée " The Antwerp Six ", la naissance officielle du label " Mode c'est belge ", avec impulsion politique à l'appui et applaudissements sur la scène internationale. Depuis, la preuve sur catwalk, l'Académie entretient son statut de vivier de créateurs à haut potentiel.

Ceux qui nous intéressent ont entre 21 et 29 ans, viennent d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, du Canada, de Corée, de France, de Grande-Bretagne, d'Italie ou d'Iran, terminent leur cursus avec cette apothéose, avant d'entrer dans la vraie vie et de se confronter à tout ce qui va avec. Durant quatre ans, ils ont été à la dure école de la création, façon " Aca " - pas de concession, pas de stage obligatoire et surtout pas de vague à l'âme mais un mood board (photo) qui tienne la route, des silhouettes réfléchies et une créativité à tout crin. Car ce que l'on attend d'eux, ici, c'est l'apprentissage du métier, avec creusement des fondations et bétonnage des inspirations. L'école y veille, qui depuis cinquante ans maintenant forme l'élite fashion de la planète. Rétroactes. 1963, l'ex-pianiste Mary Prijot (1917-1990), forcée d'abandonner la musique, innove en créant le département de costume de mode et de théâtre au sein de l'Académie. A l'époque, la mode belge ne rime à rien, ou pratiquement, soit un vrai savoir-faire reconnu mais sans image de marque puisqu'on se contente alors de copier les modèles admirés sur la scène parisienne. Mais les années 70 passeront par-là, avec Yves Saint Laurent, Courrèges et Mugler qui chahutent le bon goût bourgeois ; à l'Académie, les étudiants n'en perdent pas une miette. Résultat, début 80, une génération dûment diplômée commence à faire parler d'elle ; Ann Demeulemeester, Dirk Van Saene, Dries Van Noten, Dirk Bikkembergs, Marina Yee, Martin Margiela et Walter Van Beirendonck ont du talent à revendre. On connaît la suite, le défilé londonien en 1988, l'appellation non contrôlée " The Antwerp Six ", la naissance officielle du label " Mode c'est belge ", avec impulsion politique à l'appui et applaudissements sur la scène internationale. Depuis, la preuve sur catwalk, l'Académie entretient son statut de vivier de créateurs à haut potentiel.