Les "Satan Shoes" (chaussures de Satan) ont été mises en vente par la société MSCHF, qui s'est spécialisée dans les produits en série limitée, mis en vente en ligne à une date donnée.

Elles ont été réalisées en partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X, rendu célèbre par son tube "Old Town Road", dont le remix a survolé le printemps et l'été 2019.

Le modèle est initialement une basket Air Max 97 fabriquée par Nike, à laquelle ont été ajouté quelques signes distinctifs rappelant le diable, notamment un pentagramme (étoile inversée à cinq branches), parfois considéré comme un symbole satanique. Une goutte de sang a aussi été injectée dans la semelle, selon MSCHF.

Ces baskets ont fait scandale, des internautes dénonçant un signe de décadence.

"Nous sommes engagés dans un combat pour sauver l'âme de notre nation", a tweeté, dimanche, la gouverneure républicaine du Dakota du Sud, Kristi Noem, au sujet des chaussures. "Nous devons nous battre avec acharnement, (...) intelligemment. Nous devons gagner."

Dimanche, Lil Nas X avait posté une vidéo sur YouTube qui démarre comme un message d'excuses avant d'enchaîner sur son dernier clip, "Montero", sorti vendredi, dans lequel il effectue une danse lascive sur les cuisses du diable.

La réaction de Nike

Dès lundi, jour de la mise en vente de ce modèle à 666 exemplaires, nombre associé lui aussi au diable, Nike a assigné la petite société devant un tribunal fédéral civil de Brooklyn. L'équipementier demandait la suspension de la livraison des paires de chaussures, qui ont été toutes été vendues lundi, à 1.018 dollars la paire (environ 864 euros).

Jeudi, un juge fédéral américain a émis une ordonnance d'interdiction provisoire empêchant MSCHF d'expédier des commandes de ces chaussures et d'utiliser davantage la marque Nike, selon des documents consultés par l'AFP.

Le juge a estimé que les actions du collectif d'art MSCHF étaient "susceptibles de semer la confusion (...) chez les consommateurs sur l'origine, le parrainage ou l'approbation" des chaussures, et qu'elles "dilueraient et terniraient" la marque de Nike, causant "un préjudice irréparable" sans cette ordonannce.

Dans un communiqué publié jeudi, MSCHF a défendu sa conception selon laquelle ces chaussures sont de l'art et leur production relève de la liberté d'expression.

Il n'y a pas de meilleure façon d'entamer une conversation sur la culture de la consommation qu'en participant à la culture de la consommation

MSCHF dit avoir été "honnêtement surpris" par l'action de Nike, et avoir "hâte de travailler avec Nike et le tribunal pour résoudre cette affaire le plus rapidement possible".

L'ordonnance d'interdiction temporaire sera maintenue jusqu'à une décision concernant la requête en injonction préliminaire de Nike. MSCHF doit se présenter devant le tribunal le 14 avril.

Les sneakers "sataniques" ont été conçues par MSCHF après les "baskets de Jésus", des Nike Air Max 97 blanches, qui contenaient de l'eau bénite dans la semelle. Nike n'a pas intenté de poursuites pour cette gamme de produits, a relevé MSCHF dans son communiqué.

Les "Satan Shoes" (chaussures de Satan) ont été mises en vente par la société MSCHF, qui s'est spécialisée dans les produits en série limitée, mis en vente en ligne à une date donnée.Elles ont été réalisées en partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X, rendu célèbre par son tube "Old Town Road", dont le remix a survolé le printemps et l'été 2019.Le modèle est initialement une basket Air Max 97 fabriquée par Nike, à laquelle ont été ajouté quelques signes distinctifs rappelant le diable, notamment un pentagramme (étoile inversée à cinq branches), parfois considéré comme un symbole satanique. Une goutte de sang a aussi été injectée dans la semelle, selon MSCHF.Ces baskets ont fait scandale, des internautes dénonçant un signe de décadence."Nous sommes engagés dans un combat pour sauver l'âme de notre nation", a tweeté, dimanche, la gouverneure républicaine du Dakota du Sud, Kristi Noem, au sujet des chaussures. "Nous devons nous battre avec acharnement, (...) intelligemment. Nous devons gagner."Dimanche, Lil Nas X avait posté une vidéo sur YouTube qui démarre comme un message d'excuses avant d'enchaîner sur son dernier clip, "Montero", sorti vendredi, dans lequel il effectue une danse lascive sur les cuisses du diable.Dès lundi, jour de la mise en vente de ce modèle à 666 exemplaires, nombre associé lui aussi au diable, Nike a assigné la petite société devant un tribunal fédéral civil de Brooklyn. L'équipementier demandait la suspension de la livraison des paires de chaussures, qui ont été toutes été vendues lundi, à 1.018 dollars la paire (environ 864 euros).Jeudi, un juge fédéral américain a émis une ordonnance d'interdiction provisoire empêchant MSCHF d'expédier des commandes de ces chaussures et d'utiliser davantage la marque Nike, selon des documents consultés par l'AFP. Le juge a estimé que les actions du collectif d'art MSCHF étaient "susceptibles de semer la confusion (...) chez les consommateurs sur l'origine, le parrainage ou l'approbation" des chaussures, et qu'elles "dilueraient et terniraient" la marque de Nike, causant "un préjudice irréparable" sans cette ordonannce.Dans un communiqué publié jeudi, MSCHF a défendu sa conception selon laquelle ces chaussures sont de l'art et leur production relève de la liberté d'expression.MSCHF dit avoir été "honnêtement surpris" par l'action de Nike, et avoir "hâte de travailler avec Nike et le tribunal pour résoudre cette affaire le plus rapidement possible".L'ordonnance d'interdiction temporaire sera maintenue jusqu'à une décision concernant la requête en injonction préliminaire de Nike. MSCHF doit se présenter devant le tribunal le 14 avril. Les sneakers "sataniques" ont été conçues par MSCHF après les "baskets de Jésus", des Nike Air Max 97 blanches, qui contenaient de l'eau bénite dans la semelle. Nike n'a pas intenté de poursuites pour cette gamme de produits, a relevé MSCHF dans son communiqué.