Elle est née en Allemagne, un 25 octobre 1945, je vous laisse à vos calculs. Cette actrice, chanteuse, showgirl à Las Vegas et top model depuis peu, pour Jean Paul Gaultier notamment, est désormais la tête d'affiche de l'exposition Femmes Fatales - Femmes puissantes dans la mode du Gemeentemuseum, à La Haye. Photographiée par le duo Petrovsky & Ramone - des femmes, on n'en demandait pas moins -, elle avertit : " ...

Elle est née en Allemagne, un 25 octobre 1945, je vous laisse à vos calculs. Cette actrice, chanteuse, showgirl à Las Vegas et top model depuis peu, pour Jean Paul Gaultier notamment, est désormais la tête d'affiche de l'exposition Femmes Fatales - Femmes puissantes dans la mode du Gemeentemuseum, à La Haye. Photographiée par le duo Petrovsky & Ramone - des femmes, on n'en demandait pas moins -, elle avertit : " Nous devons toujours faire nos preuves et nous montrer davantage capables que les hommes. C'est également le cas dans le monde de la mode. On doit se battre pour obtenir l'égalité. Quel que soit votre âge, montrez aux gens que vous êtes une femme d'action et de décision. Soyez rayonnante de force. C'est plus important que jamais, surtout par les temps qui courent. " En parfait écho à ces propos, ce très beau musée monte donc un parcours centré exclusivement sur les créatrices, interrogeant le rôle des femmes dans cet univers dominé par les hommes dès l'entame, questionnant leur travail, leur inspiration et leur influence, et donnant à voir les oeuvres des pionnières et celles des contemporaines, de Jeanne Lanvin à Iris van Herpen, en passant par Vivienne Westwood, Stella McCartney, Miuccia Prada ou Rei Kawakubo et son label baptisé Comme des Garçons, y voir une déclaration. Sans négliger pour autant les ouvrières et autres petites mains qui, dans l'ombre et les coulisses, ont fait bouger les lignes de démarcation. On se souvient que Paul Poiret condescendant donnait à Mademoiselle Chanel du " cette petite couturière ", une femme prétendait être son égale, quel toupet. Certes, c'était il y a un siècle et les choses ont changé depuis, mais il en reste toujours quelque chose, partagé par les unes, parfois, et par les autres - des particules nichées dans les inconscients, des clichés durs à cuire, des mâles résistances, des plafonds de verre, des hashtags clivants et du bashing nauséabond. La lutte n'est pas finie.