Porté par le mannequin sud-africain Candice Swanepoel sur une photographie publicitaire, le très échancré justaucorps baptisé Sexy Little Geisha se vendait avec la large ceinture, l'éventail et les hashi - baguettes japonaises -dignes du stéréotype de la geisha. "Votre ticket pour une aventure exotique", s'enfonçait encore la marque de lingerie dans un sous-entendu coquin. Comme bien d'autres chemises et dessous affriolants, ce body faisait partie de Go East, la nouvelle collection de Victoria's Secret inspirée de la culture traditionnelle asiatique.

Profondément vexés par le lancement de la collection, les japonais ont rétorqué sur le champ : les geishas, qui font partie d'une riche tradition japonaise, ne font "qu'accompagner" leurs clients - activité qui résulte d'années de formation, ont-ils précisé. D'après eux, ces filles sont trop souvent considérées en tant que prostituées en Occident. L'idée qu'elles puissent devenir le fantasme sexuel d'une collectivité ou qu'elles inspirent de nombreux articles de lingerie - ensuite utilisés dans divers jeux de rôle érotiques - semble avoir offensé les Japonais au plus haut point.

La marque san-fransiscaine, pourtant récemment mise en cause pour ses bévues avec Photoshop, a délibérément retiré sa collection japonisante de la vente. Etre réprimandé pour l'embauche d'un graphiste peu compétent est une chose. Se voir accusé de racisme en est une autre.

KS

Porté par le mannequin sud-africain Candice Swanepoel sur une photographie publicitaire, le très échancré justaucorps baptisé Sexy Little Geisha se vendait avec la large ceinture, l'éventail et les hashi - baguettes japonaises -dignes du stéréotype de la geisha. "Votre ticket pour une aventure exotique", s'enfonçait encore la marque de lingerie dans un sous-entendu coquin. Comme bien d'autres chemises et dessous affriolants, ce body faisait partie de Go East, la nouvelle collection de Victoria's Secret inspirée de la culture traditionnelle asiatique. Profondément vexés par le lancement de la collection, les japonais ont rétorqué sur le champ : les geishas, qui font partie d'une riche tradition japonaise, ne font "qu'accompagner" leurs clients - activité qui résulte d'années de formation, ont-ils précisé. D'après eux, ces filles sont trop souvent considérées en tant que prostituées en Occident. L'idée qu'elles puissent devenir le fantasme sexuel d'une collectivité ou qu'elles inspirent de nombreux articles de lingerie - ensuite utilisés dans divers jeux de rôle érotiques - semble avoir offensé les Japonais au plus haut point. La marque san-fransiscaine, pourtant récemment mise en cause pour ses bévues avec Photoshop, a délibérément retiré sa collection japonisante de la vente. Etre réprimandé pour l'embauche d'un graphiste peu compétent est une chose. Se voir accusé de racisme en est une autre. KS