1. HOCKEY SUBAQUATIQUE

Le jeu du silence
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Le jeu du silenceEnfilez maillot, bonnet de water-polo, masque, tuba, palmes et gant de protection : vous voilà équipés pour le hockey subaquatique. L'objectif est de marquer des buts avec une minicrosse, comme sur gazon ou sur glace, mais à une petite difficulté près : le goal est à plus ou moins deux mètres de profondeur et les déplacements avec le palet doivent se faire au fond du bassin, en apnée, avant de remonter prendre un bol d'air et repartir dans le jeu. Autant dire qu'il faut anticiper... et apprendre à communiquer sous l'eau car s'il est un avantage à ce sport, pour lequel nous avons des équipes nationales masculines et féminines, c'est le silence, une denrée rare en bord de terrain. www.lifras.be, www.buwh.be Toucher, c'est gagné" Ce qui est pratique, c'est que le lundi matin, on peut aller au boulot sans bleus au visage ", s'amuse Ugo Sibille, membre du club des Brussels Celtic et de l'équipe nationale qui défend nos couleurs ce mois-ci à l'Euro de touch rugby. Ancien footballeur, il a commencé ce sport récemment et s'est vite vu progresser. " On joue à six contre six et le but est de marquer un essai, en six phases de jeu. Si l'équipe qui attaque se fait toucher, elle doit mettre la balle à terre. C'est moins violent que le rugby à quinze. Il est aussi interdit de shooter la balle au pied et de parler à l'arbitre ", résume-t-il, avant de pointer un autre avantage : les équipes mixtes sont autorisées, ce qui permet de partager son loisir en couple. Si la Belgique ne compte que quatre clubs, et donc pas encore de réel championnat, au niveau international la discipline séduit, surtout dans l'hémisphère sud. touch-belgium.bePlaisir immédiatIls sont sept, lorsqu'ils jouent sur gazon, cinq sur sable ou à l'intérieur. Leur objectif : faire pénétrer leur disque (ou Frisbee) dans une zone d'en-but, un peu comme au foot américain. Pour y arriver, ils interceptent l'objet volant identifié détenu par leurs adversaires, se font des passes, mais ne peuvent pas se toucher ou courir avec le précieux ustensile. " C'est un sport complet, observe Julien Blondeau, membre du club nivellois et administrateur à la fédération nationale. Il y a d'abord le travail des techniques de lancer, en fonction du vent. Et puis, c'est physique, on sprinte, on feinte, on n'arrête pas. " Mais l'athlète, qui a participé, en juin, aux mondiaux de la discipline, catégorie Masters, rassure les moins compétiteurs : " C'est aussi une activité où l'on trouve vite son plaisir puisque la plupart des gens savent se servir d'un disque avant de s'initier. Et l'ultimate est très prisé des profs de gym, pour les valeurs qu'il véhicule. " Car en plus de développer l'esprit d'équipe, il ne nécessite pas d'arbitre ! Ce sont les participants qui vérifient les fautes et tranchent. Une belle école du fair-play... qui remporte son petit succès en Belgique, notre pays étant 8e mondial chez les hommes. www.fbfdv.beTrois questions à Cédric Vandermot, administrateur et co-fondateur de The Spin CableparkComment est né ce parc pour wakeboard aux lacs de l'Eau d'Heure ?Xavier Bonnet et moi faisions du ski nautique ensemble, tirés par bateau, depuis que nous avions 7 ou 8 ans. On s'est dit qu'on pourrait vivre de notre passion et on a ouvert The Spin, à Froidchapelle, il y a cinq ans. Le câble qui tire les wakeboarders a l'avantage de fonctionner avec un moteur qui consomme moins qu'un yacht. Par ailleurs, je suis bio ingénieur et on a poussé loin notre système pour qu'il soit le plus écologique possible. C'est le seul au monde qui soit autonome en énergie !Parlez-nous de cette discipline...Le wakeboard est accessible à tous, dès 5 ans, en loisirs. Ceux qui veulent faire de la compétition doivent avoir un profil explosif, plutôt du type joueur de squash que marathonien, et surtout s'entraîner toute l'année, même durant la pause hivernale, en faisant du fitness, de la course à pieds, etc.En quoi consiste la compétition ?Tirés par le câble, les concurrents font le tour du lac ponctué de tremplins, et réalisent des figures évaluées par un jury. Le niveau grimpe en Belgique grâce aux cablepark qui ont ouvert. Dans notre club, on a 300 membres réguliers, parmi les 6 à 8 000 personnes que nous tractons chaque année, dont une trentaine de compétiteurs.The Spin organise des compétitions le 15 octobre et les 12 et 13 novembre prochains, et propose le 27 août une journée pour les filles, afin de leur faire découvrir ce sport attirant davantage d'hommes. http://thespin.be et www.skinautique.beTrois questions à Léo Bauters, président de la Fédération Wallonie-Bruxelles des Jeux de paumeQue regroupent en réalité les jeux de paume ?La balle pelote, ou jeu de balle, qui représente 80 % de nos adhérents ; le "one wall", qui est le nouveau nom du fronton, pratiqué autrefois. Dans la première discipline, on joue à 5 contre 5 et le but est d'envoyer la balle le plus loin possible (photo). Dans la seconde, on est à deux face à un mur et le principe est assez similaire au squash, la raquette en moins. On a également deux autres variantes : le "jeu international", inventé par la Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne ; et l'indiaka, venu du Brésil.Où se situe la Belgique ?Nous avons près de 10 000 adhérents et nous sommes champions d'Europe et du monde ! Grâce au développement progressif du one wall, nous intéressons de plus en plus de jeunes. Depuis cette année, notre fédération est reconnue par l'Adeps, ce qui va nous permettre d'avoir des moniteurs brevetés, de sensibiliser les enfants via des stages, etc.Quels sont les qualités d'un bon joueur ?Il doit être rapide, adroit et, en one wall, avoir de l'endurance.www.fjpwb.beLa vie en grandCoopération, tel est le mot d'ordre de ce sport récent, venu du Québec, et qui dispose désormais d'un championnat chez nous aussi. Trois équipes de quatre s'affrontent en même temps sur le terrain. Celle en possession de la balle - de 1,22 mètre de diamètre - crie le nom d'un autre team puis lance la sphère géante, ce dernier devant la rattraper avant le rebond, coûte que coûte. Détail amusant : lors des lancers, tous les membres du quatuor doivent être en contact corporel avec le ballon ! L'entraide s'impose donc. Une valeur clé que la fédération francophone de kin-ball essaye de distiller au travers du projet Let's play kin-ball, qui entend promouvoir ce jeu dans l'enseignement primaire, et pour lequel elle recherche actuellement des écoles partenaires. www.kin-ball.be Gym urbaineL'idée : pratiquer un mix de gym et musculation, en rue, en enchaînant les figures sur des poteaux, des barrières, des bordures... ou des engins installés à cet effet. Une activité qui a déjà un championnat mondial et qui fait son chemin chez nous puisqu'un site réservé à la discipline vient d'ouvrir au parc Maximilien, à Bruxelles, deux infrastructures devant suivre à Anderlecht. Le 27 août prochain, toujours dans la capitale, la place de la Monnaie accueillera par ailleurs une compétition à l'occasion de l'Urban Street Dance 4. www.facebook.com/bewolfsbar Girl powerDatant des années 30, ce sport a été remis au goût du jour récemment grâce au film Bliss de Drew Barrymore (2010). Il plane désormais sur la discipline l'aura de la troisième vague féministe, attitude rebelle et punk comprise, les joueuses revendiquant d'être autre chose que des potiches parmi les athlètes. Concrètement, deux équipes patinent sur une piste ovale et un membre de l'une doit réussir à dépasser le groupe adverse, sans se faire projeter au sol ou hors du circuit. En Belgique, deux clubs (on parle de ligues) participent aux compétitions européennes, une poignée d'autres tentant d'y accéder. www.rollerderby.be En selle!Sur gazon, ce fut le premier sport de démonstration présenté aux J.O. de Londres en... 1908. Depuis le début des années 2000, la discipline explose dans le monde, dans sa version citadine, et fait peu à peu son chemin chez nous. Chaque participant enfourche un vélo, à la place d'un cheval, et tente de marquer des buts en frappant la balle à l'aide d'un maillet. L'activité nécessite pas mal d'équilibre puisqu'il faut piloter la bicyclette d'une main et qu'il n'est pas licite de mettre pied à terre. " Il y a une cinquantaine de joueuses et joueurs réguliers en Belgique ; certains ont pris part aux derniers championnats du monde et européens. Mais hélas, on recrute encore trop peu de débutants car il est difficile de trouver des lieux qui conviennent et, comme le niveau a augmenté, les terrains imparfaits et sauvages (parkings...) ne conviennent plus trop. Et le soutien des autorités publiques est inexistant ! ", déplore Renaud Smoes de l'ASBL Brussels Bike Polo, soulignant néanmoins la dynamique à l'international. " Bien que le sport reste amateur à la base, il se semi-professionnalise aussi, avec des équipes dans toutes les grandes villes et de nombreux tournois internationaux. " Le club doit d'ailleurs en organiser un bientôt en Région bruxelloise, à Saint-Gilles, sur la place Morichar. L'occasion de découvrir cette activité " spectaculaire, mixte et résolument urbaine ". Dates à confirmer, " mais le week-end de la Journée sans voitures, fin septembre, tient la corde ", précise les organisateurs... www.facebook.com/brusselsbikepolo et www.leagueofbikepolo.com Trois choses à savoir1. Cette discipline est, au départ, fictive puisque c'est Harry Potter et sa bande d'apprentis-sorciers qui s'y adonnent. Néanmoins, ce sport qui se pratique par groupe de sept joueurs chevauchant des balais volants pour marquer des buts et attraper une balle magique, le vif d'or, a essaimé dans la vraie vie... Et la Belgique fut parmi les nations qui montrèrent la voie.2. Dans notre modeste communauté de mortels sans pouvoirs, les participants à l'épreuve ne s'élèvent bien sûr pas dans les airs, mais enjambent néanmoins un balai... ou un tube de PVC, moins cher et plus solide. "Tant que la monture est soutenue, on peut se déplacer", précise Jorge Diaz, membre du comité des Brussels Qwaffles et poursuiveur - l'un des rôles dans le team, au même titre que celui de batteur, gardien ou attrapeur - dans la sélection nationale. Celle-ci participera d'ailleurs fin juillet à la Coupe du Monde, à Francfort.3. Si, au départ, le quidditch n'attirait que les fans des bouquins de J.K. Rowling, aujourd'hui il se développe en marge de la success-story. "Certains membres n'ont jamais lu un des livres", note Jorge Diaz. Que sa passion aboutisse aux J.O. ? Le Bruxellois a un argument choc : "C'est la seule discipline qui érige la mixité comme valeur immuable, il ne peut jamais y avoir plus de quatre personnes d'un même genre dans une équipe."www.quidditchbelgium.bePar Fanny Bouvry