Le travail d'Anne-Catherine Chevalier rappelle les classiques portraits que les peintres du dix-septième et dix-huitième siècle exécutaient pour les familles fortunées, dont les membres posaient assis ou en pied, autour d'une table, dans leur propre intérieur. Nous pensons aux portraits de Rubens ou de Jacob van Oost. Ce genre de représentation, typique des débuts de la photographie, paraît aujourd'hui impensable et démodé. La photographe Anne-Catherine redécouvre le genre.

© Anne Cahtérine Chevalier

Elle a déjà réalisé des séries similaires, comme celle représentant les mères et leurs filles ("Mothers & Daughters"), grâce à laquelle elle fut sélectionnée pour le Prix du " Taylor Wessing Photographic Portrait" de la " National Gallery" de Londres. Après les mères et les filles, elle élargit la série avec des photos de familles de toutes sortes : classique ou recomposée, présentant des couples hétérosexuels ou homosexuels. A l'instar de ce que l'on observe sur les tableaux d'antan, les personnages sont sérieux et ne sourient pas, ce qui procure un caractère solennel et quelque peu monumental aux images.

© Anne Cahtérine Chevalier

Jusqu'au 7 janvier Anne-Catherine Chevalier expose ses oeuvres les plus récentes au "Domaine Adornes", situé Peperstraat 3, un endroit de Bruges hors du commun, où l'on peut également visiter la mystérieuse Chapelle de Jérusalem. Incontestablement l'un des plus beaux lieux de la Venise du Nord.

© Anne Cahtérine Chevalier