On les connaît, les fulgurances du marketing politique ; en ces temps pré-électoraux, il n'y a qu'à se pencher pour contempler toutes les " bonnes idées " qui se sont vautrées dans une vaste flaque de malaise. De nos jours, les candidats racolent sur Tinder ou offrent une coupe à l'oeil chez le coiffeur, la palme de l'originalité revenant sans doute à cette échevine, qui fit sa retape à l'aide d'un avion......

On les connaît, les fulgurances du marketing politique ; en ces temps pré-électoraux, il n'y a qu'à se pencher pour contempler toutes les " bonnes idées " qui se sont vautrées dans une vaste flaque de malaise. De nos jours, les candidats racolent sur Tinder ou offrent une coupe à l'oeil chez le coiffeur, la palme de l'originalité revenant sans doute à cette échevine, qui fit sa retape à l'aide d'un avion... alors qu'elle est en charge de l'environnement. Bravo. Doit-on pour autant s'en tenir à la communication traditionnelle ? Le doute est permis, face aux clips et affiches qui flagellent la rétine, les oreilles et le plus élémentaire bon goût, car même si l'on salue unanimement la mise au ban des lipdubs, certain(e)s persistent à pousser la chansonnette - mention pour le Femmes libérales de Christine Dingler, ou Cookie Defraigne, c'est selon. Une autre cascade politico-publicitaire qui fit récemment couler des flots d'encre amère, c'est bien le lancement de la marque Elysée, avec sa collection lifestyle tout en bleu-blanc-rouge et dorures, versant matérialiste de la start-up nation, en collab' avec Atelier Paulin, Duralex ou Le Slip Français. Là où ça la fout un peu mal, c'est que ledit lancement intervient au lendemain de la présentation d'un grand Plan Pauvreté, censé dévoiler le visage social du " Président des riches ". Or, peu de choses symbolisent autant l'inégalité qu'un bracelet en or portant l'inscription " Egalité ", au prix non disruptif de 250 euros. Vivement qu'une task force propose le même concept au service com' de nos chers souverains, en espérant que le souvenirs-shop du palais royal se garnisse bientôt de sweat-shirts " Hazewee à Laeken ", en joint-venture avec les Snuls.