En quelques mots, quels thèmes la série Baron noir aborde-t-elle ?
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En quelques mots, quels thèmes la série Baron noir aborde-t-elle ?La série, c'est le monde politique, avec tous les principaux problèmes de société, sur fond de menaces terroristes. On retrouve un paysage politique français qui est très réaliste avec l'effritement des partis traditionnels, des scandales en tous genres, des mises à la retraite de grands barons politiques, et l'avènement du Front national. En tant que Belge, cela a-t-il été facile de s'imprégner de la culture politique française ?Il faut dire la vérité. Avant la première saison, je n'étais pas très investie dans le milieu. Je n'y connaissais pas grand-chose. J'étais peut-être même plus familière avec certaines personnalités françaises, que belges. Petite, je savais qui était Chirac, mais pas qui était le Premier ministre en Belgique. Ce que la série m'a apporté, c'est une vraie conscience de l'importance de la politique dans le monde actuel. Il y a beaucoup de choses qui nous dérangent, qu'on veut changer. Il nous faut prendre le pouvoir et la seule manière de le faire, c'est celle-là. Essayer de rassembler le plus grand nombre de personnes, de citoyens, qui ont les mêmes idéaux, les mêmes envies humanistes et collectives. Comment expliquez-vous le succès de la série ?Je trouve que les comédiens sont tous exceptionnels. Les producteurs ont pris des risques car c'est une série assez radicale. Ils ont choisi Ziad Doueiri comme réalisateur. Il a notamment été cadreur pour Tarantino sur plusieurs de ses films. Il n'avait jamais fait de séries, est d'origine libanaise, et avait vécu aux Etats-Unis. Donc tout était très nouveau pour lui. À côté de cela, il y a une vérité dans cette série. On va derrière les portes, on ne nous cache rien. On nous montre que les hommes politiques sont des gens passionnés, engagés, qui ont choisi ce métier pour se mettre au service de leur pays.Était-ce votre première apparition dans une série ?Non, j'avais déjà participé à une mini-série BBC, The Missing. Il faut savoir que le cinéma est arrivé très tard pour moi. J'ai fait mes études de théâtre à Paris, au conservatoire de Levallois. C'est grâce à Vincent Lannoo que j'ai commencé le grand écran. Il est venu me chercher pour un tout petit rôle dans son film Vampire, puis j'ai eu un second rôle dans Little Glory. En 2014, nous avons aussi fait Au nom du fils ensemble.Êtes-vous sur d'autres projets en ce moment ? En tant que réalisatrice peut-être?Non, je suis très heureuse d'être à la place de comédienne et de travailler pour de grands réalisateurs, qui vont faire de bons films et qui ont des messages intelligents, intéressants et nécessaires à faire passer. Je préfère être au service de leur talent. Là je viens juste de terminer le tournage de Territoires. C'est un long métrage de David Oelhoffen avec Reda Kateb et Matthias Schoenaerts qui sont deux comédiens que j'admire beaucoup. Bientôt je vais commencer le tournage de la prochaine production d'Arte qui s'appelle Tout contre elle où je jouerai le rôle principal, celui d'Hélène.Propos recueillis par Fiorine Guéry