En annonçant mercredi qu'il renonçait à ses obligations royales, le couple a posé plus de questions qu'il n'a apporté de réponses, mais il fait déjà saliver plus d'un acteur économique.

"Toutes les maisons d'éditions du monde veulent leur livre, (...) toutes les marques veulent les avoir sous contrat", résume Ronn Torossian, fondateur de l'agence de relations publiques 5WPR. "Leur aura vaut celle des Obama, (...) de Kylie Jenner ou de Jay-Z", selon lui.

D'un côté, une actrice américaine, dont la série "Suits" a connu un succès honorable. De l'autre, un membre de la famille royale britannique, fils de l'icône Diana.

Au balcon de Buckingham Palace, le 11 juin 1988 , Reuters
Au balcon de Buckingham Palace, le 11 juin 1988 © Reuters

"En tant que couple, leur statut est encore supérieur", explique Sharron Elkabas, PDG de l'agence MN2S, qui propose les services de célébrités pour divers événements et partenariats, du footballeur Pelé à la star transgenre Caitlyn Jenner.

Foyer mixte, "couple royal le plus progressiste, ils incarnent une nouvelle ère et un changement des traditions royales", observe-t-il, "ce qui constitue un angle unique et élargit sensiblement leur audience".

Pour tous les observateurs, il est improbable que le couple tente de se réfugier dans l'anonymat, en quête d'une "vie ordinaire", comme le titrait jeudi le New York Post en Une, illustrée par un photo-montage de Harry en slip et Meghan en bigoudis devant leur poste de télévision.

"C'est irréaliste, parce que s'ils veulent être autonomes financièrement, ce ne pourra être qu'en s'appuyant sur leur lien avec la famille royale", considère Arianne Chernock, professeure à l'université de Boston et spécialiste de la couronne britannique.

Quand bien même Harry et Meghan aspireraient à l'oubli, les exemples d'Edouard VIII et de la princesse Diana, ont montré, selon elle, qu'il était impossible, pour une personnalité de leur rang, de ne pas être associé constamment à la famille royale.

100 millions de dollars

Harry et Meghan n'ont officiellement renoncé, pour l'instant, qu'à leur part de l'allocation royale, qui ne représente que 5% de leurs revenus. Mais ils pourraient aussi aisément se passer du reste, soit l'enveloppe de plusieurs millions de livres attribuée chaque année par le prince Charles. "Sachant que Richard Branson (fondateur du groupe Virgin) peut demander des sommes à six chiffres (au moins 100.000 dollars) pour une seule apparition, eux pourraient demander jusqu'à sept chiffres (au moins un million)", estime Sharron Elkabas.

"S'ils le veulent, ils peuvent avoir des revenus à 8 ou 9 chiffres par an grâce à des contrats", donc jusqu'à plus de 100 millions de dollars annuels, renchérit Ronn Torossian.

Plutôt qu'un livre bourré de révélations ou la recherche du plus gros contrat de "sponsoring", beaucoup voient le couple se montrer très sélectif, attentif à préserver son image mais aussi celle de la famille royale. "On est davantage sur des événements de charité ou des discours", analyse Sharron Elkabas, qui cite l'exemple des Obama. Le couple présidentiel "utilise sa plateforme pour contribuer à des changements favorables dans le monde".

La série documentaire qu'Harry prépare avec Oprah Winfrey pour la nouvelle plateforme de streaming d'Apple apparaît comme un bon exemple.

Selon le Daily Mail, Meghan Markle aurait repris contact avec son ancienne attachée de presse pour lever des fonds à Hollywood en vue de monter une fondation avec Harry. En revanche, pas de projet de relancer sa carrière d'actrice, a priori. Contactée par l'AFP au sujet de cette fondation, l'ancienne collaboratrice n'a pas donné suite.

Selon le New York Post, Harry et Meghan entendent s'établir au Canada, tout en prévoyant de se rendre régulièrement à Los Angeles, dont est originaire l'ancienne actrice et où vit sa mère. "Il me semble qu'(ils) ont la même vision de l'Amérique, celle d'un environnement plus détendu, où ils restent reconnus", avance Arianne Chernock. "Cela ne me surprendrait pas de les voir devenir plus populaires en Amérique qu'au Royaume-Uni", explique Ron Torossian, évoquant la "déception" que constitue le couple pour de nombreux Britanniques.

Pour Sharron Elkabas, la distance que veut mettre le couple, tant géographique que symbolique, avec la famille royale ne devrait pas affecter sa popularité ou son aura. La royauté "fera toujours partie d'eux", dit-il. "Ils demeureront l'incarnation des têtes couronnées modernes, et c'est ça qui enthousiasme le plus les gens à propos d'Harry et Meghan."

En annonçant mercredi qu'il renonçait à ses obligations royales, le couple a posé plus de questions qu'il n'a apporté de réponses, mais il fait déjà saliver plus d'un acteur économique."Toutes les maisons d'éditions du monde veulent leur livre, (...) toutes les marques veulent les avoir sous contrat", résume Ronn Torossian, fondateur de l'agence de relations publiques 5WPR. "Leur aura vaut celle des Obama, (...) de Kylie Jenner ou de Jay-Z", selon lui.D'un côté, une actrice américaine, dont la série "Suits" a connu un succès honorable. De l'autre, un membre de la famille royale britannique, fils de l'icône Diana."En tant que couple, leur statut est encore supérieur", explique Sharron Elkabas, PDG de l'agence MN2S, qui propose les services de célébrités pour divers événements et partenariats, du footballeur Pelé à la star transgenre Caitlyn Jenner.Foyer mixte, "couple royal le plus progressiste, ils incarnent une nouvelle ère et un changement des traditions royales", observe-t-il, "ce qui constitue un angle unique et élargit sensiblement leur audience".Pour tous les observateurs, il est improbable que le couple tente de se réfugier dans l'anonymat, en quête d'une "vie ordinaire", comme le titrait jeudi le New York Post en Une, illustrée par un photo-montage de Harry en slip et Meghan en bigoudis devant leur poste de télévision."C'est irréaliste, parce que s'ils veulent être autonomes financièrement, ce ne pourra être qu'en s'appuyant sur leur lien avec la famille royale", considère Arianne Chernock, professeure à l'université de Boston et spécialiste de la couronne britannique.Quand bien même Harry et Meghan aspireraient à l'oubli, les exemples d'Edouard VIII et de la princesse Diana, ont montré, selon elle, qu'il était impossible, pour une personnalité de leur rang, de ne pas être associé constamment à la famille royale.100 millions de dollars Harry et Meghan n'ont officiellement renoncé, pour l'instant, qu'à leur part de l'allocation royale, qui ne représente que 5% de leurs revenus. Mais ils pourraient aussi aisément se passer du reste, soit l'enveloppe de plusieurs millions de livres attribuée chaque année par le prince Charles. "Sachant que Richard Branson (fondateur du groupe Virgin) peut demander des sommes à six chiffres (au moins 100.000 dollars) pour une seule apparition, eux pourraient demander jusqu'à sept chiffres (au moins un million)", estime Sharron Elkabas."S'ils le veulent, ils peuvent avoir des revenus à 8 ou 9 chiffres par an grâce à des contrats", donc jusqu'à plus de 100 millions de dollars annuels, renchérit Ronn Torossian.Plutôt qu'un livre bourré de révélations ou la recherche du plus gros contrat de "sponsoring", beaucoup voient le couple se montrer très sélectif, attentif à préserver son image mais aussi celle de la famille royale. "On est davantage sur des événements de charité ou des discours", analyse Sharron Elkabas, qui cite l'exemple des Obama. Le couple présidentiel "utilise sa plateforme pour contribuer à des changements favorables dans le monde".La série documentaire qu'Harry prépare avec Oprah Winfrey pour la nouvelle plateforme de streaming d'Apple apparaît comme un bon exemple.Selon le Daily Mail, Meghan Markle aurait repris contact avec son ancienne attachée de presse pour lever des fonds à Hollywood en vue de monter une fondation avec Harry. En revanche, pas de projet de relancer sa carrière d'actrice, a priori. Contactée par l'AFP au sujet de cette fondation, l'ancienne collaboratrice n'a pas donné suite.Selon le New York Post, Harry et Meghan entendent s'établir au Canada, tout en prévoyant de se rendre régulièrement à Los Angeles, dont est originaire l'ancienne actrice et où vit sa mère. "Il me semble qu'(ils) ont la même vision de l'Amérique, celle d'un environnement plus détendu, où ils restent reconnus", avance Arianne Chernock. "Cela ne me surprendrait pas de les voir devenir plus populaires en Amérique qu'au Royaume-Uni", explique Ron Torossian, évoquant la "déception" que constitue le couple pour de nombreux Britanniques.Pour Sharron Elkabas, la distance que veut mettre le couple, tant géographique que symbolique, avec la famille royale ne devrait pas affecter sa popularité ou son aura. La royauté "fera toujours partie d'eux", dit-il. "Ils demeureront l'incarnation des têtes couronnées modernes, et c'est ça qui enthousiasme le plus les gens à propos d'Harry et Meghan."