"La recherche montre une corrélation entre l'utilisation des réseaux sociaux et la "hausse de la détresse psychologique et des comportements suicidaires au sein de la jeunesse"", argumentent les procureurs généraux de 44 Etats dans une lettre adressée au fondateur du géant californien.

Ils citent des études montrant les torts causés par la comparaison permanente avec ses pairs, comme les troubles de l'alimentation (anorexie, boulimie).

Ils mentionnent aussi les dangers du harcèlement en ligne par d'autres adolescents ou par des adultes criminels et assurent que les enfants ne maîtrisent pas suffisamment les codes numériques - quelles photos et quels messages peuvent être publiés en ligne, qui risque de les voir, le caractère permanent de ces contenus, etc.

Les réseaux sociaux ne sont pas seulement des outils puissants qui peuvent nuire aux plus jeunes, ce projet pourrait en plus faciliter la tâche aux prédateurs

Letitia James,procureure de l'Etat de New York

"Facebook a un passif négatif en termes de protection de la sécurité et de la vie privée des enfants sur sa plateforme", poursuivent les procureurs.

Mi-avril, une coalition internationale de professionnels des droits de l'enfant avait déjà envoyé une lettre en ce sens à Mark Zuckerberg.

"Si la collecte de précieuses données familiales et la fidélisation d'une nouvelle génération d'utilisateurs d'Instagram sont sans doute bonnes pour le bilan financier de Facebook, cela va probablement augmenter l'utilisation d'Instagram par de jeunes enfants particulièrement vulnérables aux fonctions de la plateforme favorisant la manipulation et l'exploitation", s'émouvait la CCFC, un collectif qui milite contre le marketing ciblant les enfants.

Instagram requiert actuellement un âge minimum légal de 13 ans pour s'inscrire, tout comme Snapchat et TikTok.

"Nous avons tout juste commencé à explorer une version d'Instagram pour les adolescents les plus jeunes", avait confirmé en avril Stephanie Otway, une porte-parole de Facebook. "La réalité, c'est que les enfants sont déjà en ligne", remarquait-elle, avant de préciser qu'il n'y aurait pas de publicité dans cette application, et que la sécurité et le respect de la vie privée des jeunes utilisateurs serait la "priorité".

L'application, qui compte plus d'un milliard d'usagers dans le monde, a récemment présenté une technologie visant à empêcher les moins de 13 ans de créer un compte et à bloquer les adultes qui tentent de contacter des enfants qu'ils ne connaissent pas.

"La recherche montre une corrélation entre l'utilisation des réseaux sociaux et la "hausse de la détresse psychologique et des comportements suicidaires au sein de la jeunesse"", argumentent les procureurs généraux de 44 Etats dans une lettre adressée au fondateur du géant californien.Ils citent des études montrant les torts causés par la comparaison permanente avec ses pairs, comme les troubles de l'alimentation (anorexie, boulimie). Ils mentionnent aussi les dangers du harcèlement en ligne par d'autres adolescents ou par des adultes criminels et assurent que les enfants ne maîtrisent pas suffisamment les codes numériques - quelles photos et quels messages peuvent être publiés en ligne, qui risque de les voir, le caractère permanent de ces contenus, etc. "Facebook a un passif négatif en termes de protection de la sécurité et de la vie privée des enfants sur sa plateforme", poursuivent les procureurs.Mi-avril, une coalition internationale de professionnels des droits de l'enfant avait déjà envoyé une lettre en ce sens à Mark Zuckerberg."Si la collecte de précieuses données familiales et la fidélisation d'une nouvelle génération d'utilisateurs d'Instagram sont sans doute bonnes pour le bilan financier de Facebook, cela va probablement augmenter l'utilisation d'Instagram par de jeunes enfants particulièrement vulnérables aux fonctions de la plateforme favorisant la manipulation et l'exploitation", s'émouvait la CCFC, un collectif qui milite contre le marketing ciblant les enfants.Instagram requiert actuellement un âge minimum légal de 13 ans pour s'inscrire, tout comme Snapchat et TikTok."Nous avons tout juste commencé à explorer une version d'Instagram pour les adolescents les plus jeunes", avait confirmé en avril Stephanie Otway, une porte-parole de Facebook. "La réalité, c'est que les enfants sont déjà en ligne", remarquait-elle, avant de préciser qu'il n'y aurait pas de publicité dans cette application, et que la sécurité et le respect de la vie privée des jeunes utilisateurs serait la "priorité".L'application, qui compte plus d'un milliard d'usagers dans le monde, a récemment présenté une technologie visant à empêcher les moins de 13 ans de créer un compte et à bloquer les adultes qui tentent de contacter des enfants qu'ils ne connaissent pas.