Une lampe de mosquée du XIe siècle, une planche coranique, un poignard au manche en ivoire, un bouclier en métal, un tapis persan, un samit (tissu oriental) en soie, un coffret en marqueterie d'os et de bois précieux, des astrolabes provenant d'Inde ou du Maroc, des coupes, tasses, plats, stèles funéraires, mais aussi des photos ou installations vidéo...

A partir de samedi et jusqu'au 27 mars, ce sont au total quelque 210 chefs-d'oeuvres qui s'exposent dans différentes régions, de Marseille (sud) notamment à La Réunion, en passant par Mantes-la-Jolie et Saint-Denis (région parisienne), Rillieux-la-Pape (sud-ouest), Blois (centre) ou encore Nantes (ouest).

Dans chacune des 18 villes, "on va trouver dix chefs-d'oeuvre d'art islamique", objets "religieux mais aussi profanes", qui sont les témoins de ce "grand Moyen-Orient" qui s'est établi "sur trois continents, jusqu'en Afrique et en Asie", affirme à l'AFP Yannick Lintz, commissaire de l'exposition, directrice du département des Arts de l'Islam du musée du Louvre.

C'est un lieu "d'échanges, où passent toutes les routes, un lieu ouvert", qui a connu "une histoire continue sur 13 siècles", ajoute la commissaire, qui souhaite avec ce dispositif "inédit" selon elle, "lutter contre la méconnaissance des Arts de l'Islam".

Sortir de Paris

Dans certains cas, l'exposition sera abritée dans une bibliothèque (Blois, Marseille) ou une médiathèque (Rillieux-la-Pape). "L'idée est d'aller au plus près de ceux qui n'ont pas l'habitude de venir voir des oeuvres d'art ", souligne Mme Lintz. Il fallait donc "pour ce coup-là, sortir de Paris". La capitale n'est, en effet, pas ville exposante.

A chaque endroit, une oeuvre (photo, vidéo) d'un artiste contemporain d'un pays du monde islamique sera présentée. On pourra voir par exemple à Nancy "Vacuum", de Raeda Saadeh, une artiste palestinienne qui se filme, en djellaba, passant l'aspirateur dans le désert.

Intitulée "Un passé pour un présent", cette exposition multiforme, financée par le gouvernement à hauteur de 4 millions d'euros (les villes financent, elles, l'accueil et la médiation), devrait être inaugurée samedi à Blois par le Premier ministre français Jean Castex.

Elle est "une réponse directe à tous les discours de haine et les tentations anxiogènes", car "elle rappelle que le dialogue des cultures n'a jamais cessé dans notre histoire et doit nous inspirer pour le temps présent", écrit Jean Castex dans le dossier de présentation.

Les espaces scénographiques ont été conçus pour accueillir en particulier les jeunes générations, des élèves et leurs professeurs. Un espace pour des débats, spectacles vivants, cinéma, etc., est ainsi prévu.

Et 70 conférences seront données dans les 18 villes exposantes, sur plusieurs thèmes, comme par exemple "la calligraphie", "la peinture dans l'art islamique", "arts et sciences de l'islam", etc. Un site internet (www.expo-arts-islam.fr) a par ailleurs été ouvert.

A ceux qui pourraient regretter le faible nombre d'oeuvres présenté sur chaque site, Yannick Lintz répond: "c'est peut-être plus agréable de voir dix oeuvres, en étant assis, que 150 avec beaucoup de monde et après avoir fait la queue". "C'est un pari. Ce n'est pas le pari de la consommation, mais celui de la découverte et du plaisir".

Une lampe de mosquée du XIe siècle, une planche coranique, un poignard au manche en ivoire, un bouclier en métal, un tapis persan, un samit (tissu oriental) en soie, un coffret en marqueterie d'os et de bois précieux, des astrolabes provenant d'Inde ou du Maroc, des coupes, tasses, plats, stèles funéraires, mais aussi des photos ou installations vidéo... A partir de samedi et jusqu'au 27 mars, ce sont au total quelque 210 chefs-d'oeuvres qui s'exposent dans différentes régions, de Marseille (sud) notamment à La Réunion, en passant par Mantes-la-Jolie et Saint-Denis (région parisienne), Rillieux-la-Pape (sud-ouest), Blois (centre) ou encore Nantes (ouest). Dans chacune des 18 villes, "on va trouver dix chefs-d'oeuvre d'art islamique", objets "religieux mais aussi profanes", qui sont les témoins de ce "grand Moyen-Orient" qui s'est établi "sur trois continents, jusqu'en Afrique et en Asie", affirme à l'AFP Yannick Lintz, commissaire de l'exposition, directrice du département des Arts de l'Islam du musée du Louvre. C'est un lieu "d'échanges, où passent toutes les routes, un lieu ouvert", qui a connu "une histoire continue sur 13 siècles", ajoute la commissaire, qui souhaite avec ce dispositif "inédit" selon elle, "lutter contre la méconnaissance des Arts de l'Islam".Dans certains cas, l'exposition sera abritée dans une bibliothèque (Blois, Marseille) ou une médiathèque (Rillieux-la-Pape). "L'idée est d'aller au plus près de ceux qui n'ont pas l'habitude de venir voir des oeuvres d'art ", souligne Mme Lintz. Il fallait donc "pour ce coup-là, sortir de Paris". La capitale n'est, en effet, pas ville exposante.A chaque endroit, une oeuvre (photo, vidéo) d'un artiste contemporain d'un pays du monde islamique sera présentée. On pourra voir par exemple à Nancy "Vacuum", de Raeda Saadeh, une artiste palestinienne qui se filme, en djellaba, passant l'aspirateur dans le désert.Intitulée "Un passé pour un présent", cette exposition multiforme, financée par le gouvernement à hauteur de 4 millions d'euros (les villes financent, elles, l'accueil et la médiation), devrait être inaugurée samedi à Blois par le Premier ministre français Jean Castex.Elle est "une réponse directe à tous les discours de haine et les tentations anxiogènes", car "elle rappelle que le dialogue des cultures n'a jamais cessé dans notre histoire et doit nous inspirer pour le temps présent", écrit Jean Castex dans le dossier de présentation.Les espaces scénographiques ont été conçus pour accueillir en particulier les jeunes générations, des élèves et leurs professeurs. Un espace pour des débats, spectacles vivants, cinéma, etc., est ainsi prévu.Et 70 conférences seront données dans les 18 villes exposantes, sur plusieurs thèmes, comme par exemple "la calligraphie", "la peinture dans l'art islamique", "arts et sciences de l'islam", etc. Un site internet (www.expo-arts-islam.fr) a par ailleurs été ouvert.A ceux qui pourraient regretter le faible nombre d'oeuvres présenté sur chaque site, Yannick Lintz répond: "c'est peut-être plus agréable de voir dix oeuvres, en étant assis, que 150 avec beaucoup de monde et après avoir fait la queue". "C'est un pari. Ce n'est pas le pari de la consommation, mais celui de la découverte et du plaisir".