1. RIO DE JANEIRO, MYTHIQUE


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Rio, c'est avant tout un site... extraordinaire, unique au monde. Une incroyable succession de baies et de plages hérissées, un relief biscornu, un chaos parfait. Une ville qui invite à prendre de la hauteur. En grimpant d'abord au sommet du Pain de Sucre et du Corcovado. Des excursions à faire tôt le matin ou une heure avant le coucher du soleil. Pour des vues parmi les plus fantastiques au monde, et pour voir les avions voler plus bas que soi... Pittoresques en diable, Santa Teresa et Lapa sont les quartiers des escaliers colorés et des ruelles en pente (ladeiras) où restaurants, terrasses et boutiques d'artistes invitent à la flânerie. Un petit Montmartre en version carioca ! Mais à Rio, la jungle citadine côtoie aussi la forêt tropicale : le Parque nacional de Tijuca est la plus grande forêt urbaine du monde, à visiter en jeep de préférence. - Casser sa tirelire pour un survol de Rio en hélico (ou en parapente). Inoubliable ! - Moins cher : une excursion en bateau dans la baie. Ou vers Paraty, réputé pour ses îles paradisiaques. - La plage d'Arpoador, territoire des surfeurs, qui s'étend sur 500 mètres. Y aller en début ou fin de journée pour les plus belles couleurs. Brasilia n'a qu'un bon demi-siècle ! OEuvre de l'architecte Oscar Niemeyer, cette ville nouvelle doit, elle aussi, se voir du ciel ou en grimpant, gratuitement, de préférence au coucher du soleil, dans la tour de la télévision (ou à défaut, en allant sur Google Earth...) De là-haut, on découvre que la cité a la forme d'un... avion : très symboliquement, les édifices les plus importants se trouvent à l'est, dans le poste de pilotage. Quant aux bâtiments gouvernementaux, ils ont été construits à l'emplacement du fuselage, le quartier des affaires sur une aile et la zone résidentielle sur l'autre. Avec cette subtilité que plus on est pauvre, plus on est logé vers le bout des ailes... Il faut voir aussi la cathédrale - ses vitraux et ses sculptures d'anges semblent flotter dans le vide - et surtout la Praça dos Três Poderes, bordée des bâtiments du Sénat et de la Chambre, collés l'un à l'autre et flanqués de deux gigantesques bols, l'un tourné vers le ciel, l'autre retourné. - Incontournable, le Santuario Dom Bosco, dont les murs sont couverts de milliers de morceaux de verre bleu et mauve. - Visiter le Memorial dos Povos Indigenas, qui regroupe une collection d'objets des Indiens du Brésil. - Shopper dans les deux plus vastes centres commerciaux d'Amérique du Sud, de part et d'autre de la gare des bus. - Pour un peu de fraîcheur, le Parque Nacional de Brasilia - ses piscines naturelles et sa faune protégée - s'étend à la limite nord de la ville. C'est le pays des mines d'or et des pierres précieuses. Un eldorado qui a fait naître des fortunes et des cités coloniales opulentes, telles que Tiradentes, Mariana, Diamantina et Ouro Preto. Cette dernière fut un temps la capitale de l'Etat des " Mines Générales ". Une ville délicieuse, construite sur une montagne autrefois gorgée d'or, qui invite à une belle remontée dans le temps. Grâce à son sous-sol, elle se couvrit d'églises baroques, de palais somptueux, de fontaines et de toutes sortes de bâtiments. Même coup de coeur pour Tiradentes, à 150 km de là, toute en blancheur, groupée autour de sa rivière enjambée de ponts de pierre. Où l'on flâne de boutique d'artisan ou d'antiquaire en galerie d'art et chocolatier. - Bichinho est à quelques kilomètres de Tiradentes. Un mignon petit village authentique, peu touristique et sans chichis. - Assister à un spectacle au splendide Teatro municipal d'Ouro Preto, le plus ancien d'Amérique latine. - Descendre en wagonnet dans la Mina de Ouro da Passagem, l'une des plus grandes mines d'or ouvertes au public dans le monde, et admirer les eaux cristallines de son lac souterrain. Salvador, on pourrait la résumer en trois mots : carnaval, capoeira et gastronomie. La Rome noire du Brésil baigne dans une langoureuse ambiance tropicale. Et s'enorgueillit de sa richesse architecturale : on y compterait au moins 365 églises... une pour chaque jour de l'année. Salvador se divise en deux parties, reliées par un " elevador " : la ville haute, qui inclut le vieux centre historique, et la ville basse, plus moderne, avec notamment le Mercado Modelo (étals d'artisanat) ou la basilique Nosso Senhor do Bonfim. Une cité pleine de vie et d'ambiances. Le soir, il faut partir se perdre dans Pelourinho, le quartier central, truffé de bars musicaux. - Aller à Morro de Sao Paulo (2 h de traversée en bateau ou quelques minutes en petit avion) : superbe presqu'île où le temps s'est arrêté. Pas de route, on est accueilli par un guide équipé d'une brouette (pour les bagages des clients). Les seules adresses sont : plage n°1, n°2, n°3 ou n°4 ! - Assister à une cérémonie de candomblé, rite chrétien afro-brésilien : vapeurs d'encens, rythmes lancinants, transes... - S'offrir, dans l'une des académies de la ville, une séance de capoeira, la danse des esclaves, née ici. Celle de Mestre Bimba est la plus réputée. Natal se poste quasi sur l'équateur. Les températures y oscillent autour de 28 °C toute l'année, celle de l'eau à 27 °C. D'où son surnom de " cidade do sol ", ville du soleil, qui enregistre plus de 300 jours de beau temps par an. Un séjour à Natal, c'est une plongée totale dans la culture et l'art de vivre tout en décontraction des Brésiliens. Entourée d'immenses plages de sable fin, la ville est une invitation permanente au farniente. Moyen de transport préféré des vacanciers : le buggy. Les habitants prétendent même qu'il serait né ici. L'engin idéal pour escalader (avec chauffeur obligatoire) les hautes dunes - dont celles, célèbres, de Genipabu - qui s'étendent à perte de vue en bordure de la cité. Cette véritable mer de sable blanc (" Parque das Dunas "), classée réserve de la biosphère, constitue un fantastique terrain de jeu et de détente. - Louer un surf sur la plage de Ponta Negra, au milieu de la ville, et balayée par les plus grosses vagues de la région. - Aller déguster une glace au tapioca dans le vieux fort portugais Dos Reis Magos. Vue imprenable sur Natal et sur les dunes. - A 10 km au sud, à Pirangi, aller voir le plus grand anacardier (arbre à noix de cajou) du monde : un spécimen qui étend ses branches sur plus de 500 mètres de circonférence ! - Faire la fête et boire une bonne caïpirinha dans le quartier Alto de Ponta Negra : bars et restaurants animés y sont légion. A l'ouest du pays, le Pantanal n'est rien de moins que la plus vaste réserve mondiale de la biosphère et la plus grande zone humide de la planète. Un paradis pour les passionnés de nature sauvage. Point le plus bas du Brésil, des dizaines de rivières s'y rejoignent avant de se jeter dans le fleuve Paraguay. En raison de son climat et de sa géologie, le Pantanal est resté un milieu très ouvert où la forêt ne recouvre que les rives des cours d'eau et certaines buttes. Du coup, la faune si abondante devient particulièrement visible : 80 espèces de mammifères et plus de 600 espèces d'oiseaux, dont le rarissime ara hyacinthe. Avec deux stars que l'on compte ici par millions : les grands cabiaïs (de la taille d'un veau, ils sont les plus grands rongeurs de la planète) et les jacarés (caïmans). Meilleure façon de les observer : parcourir la " transpantaneira ", 149 km de route en terre et 126 ponts de bois au-dessus des marécages. - Partir en kayak sur les rivières pour observer au plus près l'incroyable faune de cet écosystème. Et terminer par une partie de pêche... au lasso. - A la lisière sud du Pantanal, Bonito est réputée pour ses cascades, ses grottes et ses lacs cristallins. Un paradis d'écotourisme. - S'offrir une randonnée à cheval avec les cow-boys du Pantanal. PAR ERIC VANCLEYNENBREUGEL